Les Peltier Autour du Monde

Vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie


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8 juin 2014 : Bilan du Sulawesi

Quelle destination !!! Quel peuple !!! Quel séjour !!! Quelles émotions !!!

En décidant de placer le Sulawesi dans notre tour du monde, nous nous attendions à un grand choc de culture mais certainement pas à ce point. Ce séjour nous a apporté des émotions incroyables et nous avons eu un gros coup de cœur pour ce pays qui, à certains moments, nous a permis de vivre des instants qui nous ont fait penser à l’émission « rendez-vous en terre inconnue ».

Nous avons aimé découvrir le mode de vie simple de ce peuple. La seule ambition de ces gens est juste d’avoir un métier, de fonder une famille et d’avoir des enfants. Le métier s’apprend bien souvent dès le plus jeune âge, 6 ou 7 ans, au contact du père. Tout le reste est superflu sauf, peut-être, surement même, d’avoir une belle moto !!! Malgré une vie beaucoup moins confortable que la nôtre, ils ne se prennent pas la tête et semblent heureux de vivre.

Le Sulawesi est une île avec de multiples facettes.

Du sud-est, région encore très authentique et peu visitée par les touristes, nous nous rappellerons toute notre vie de l’accueil extraordinaire de ces familles qui, réunies pour un mariage ou un baptême, nous ont ouvert grands leurs bras, leurs maisons et nous ont reçu comme des hôtes de marque. Nous n’oublierons pas non plus les sourires, les demandes de photos, les « hello mister !! », la joie dans le regard de ces gens en nous apercevant. Ici la peur de l’autre et surtout de l’étranger n’existe pas.

Du sud-ouest, nous nous rappellerons de la démesure des cérémonies funéraires Toraja. Cette région ne vivant quasiment que pour ses morts, ce qui endette des familles pour de longues années. Nous aurons découvert le rôle central du buffle, animal de prestige mais aussi de sacrifice.

Au nord, les accros de plongée trouveront des infrastructures hôtelières modernes et des spots de plongée de renommée mondiale qui devraient les contenter … sauf s’ils connaissent la Polynésie Française qui, pour moi, est définitivement l’eldorado de la plongée. La faune et la flore y sont abondantes même si perturbées par de nombreux déchets. Il est vraiment dommage que le spectacle merveilleux des tortues, des hippocampes, des poissons scorpions et des coraux de toute taille soit gâché par ce qui est un véritable problème de société car tout le monde jette tout et n’importe quoi par terre …

Mais pour découvrir le vrai Sulawesi, il faut être prêt à faire quelques sacrifices sur le confort à l’occidental. Mis à part au pays Toraja et à Manado, les infrastructures ne sont pas encore fortement développées. Les routes, constellées de nids de poule, peuvent notamment vite devenir un vrai chemin de croix. Les hôtels sont corrects mais sans fioritures. Se nourrir en dehors du poulet/riz devient vite assez difficile car tout est « sur-épicé ». Il ne faut d’ailleurs pas être regardant sur l’état des cuisines des restaurants. Mais au bout du compte, personne n’aura été malade, c’est l’essentiel. C’est une destination où nous avons tous perdu du poids …

Mais c’est justement pour ça que la destination est belle, nous rencontrons des gens pour qui l’occidental est encore « denrée rare ». Le jour où le tourisme affluera, toute cette authenticité disparaitra alors courez-y vite mais pas trop nombreux !!!

Au niveau du budget, le Sulawesi est très abordable. Des chambres d’hôtel propres et confortables pour 4 avec salle de bain privative sont aux alentours des 20/30 euros, petit déjeuner compris. Les repas sont aux alentours des 10/15 euros pour 4. Par contre, il faut aimer le riz car ici, c’est matin, midi et soir !!

La découverte du Sulawesi mérite un minimum de 3 semaines, surtout pour avoir le temps d’aller du côté de Mamassa. C’est le temps que nous y avons passé mais il reste encore beaucoup d’endroits à découvrir : le sud-est et le lac Togian notamment. D’après Topik, notre guide, la Papouasie, très sauvage et toute proche, mérite aussi le déplacement.

Cela augure de prochains voyages !!!


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7 et 8 juin 2014 : Makassar

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/6022585105529437393?authkey=CP7y-YftyKiRCw

Samedi 7 juin. Retour à Makassar où nous devons juste passer la nuit avant de reprendre un avion demain après-midi pour Kuala Lumpur. Comme à l’aller, l’atterrissage est plus que rude et l’avion rebondira sur la piste assez fortement. A l’aéroport, nous retrouvons Topik qui va nous emmener à l’hôtel.
Le soir, nous nous promenons à proximité à la recherche d’un endroit où manger et nous découvrons alors un quartier un peu plus moderne que les autres avec un grand mall, un pizza hut et … un magasin carrefour !!! Nous irons inspecter ses rayons dans l’espoir de trouver un peu de nourriture française mais, déception, ce supermarché n’est approvisionné qu’avec des produits locaux.

Dimanche 8 juin. Rendez-vous est pris avec Topik pour aller visiter Makassar, ce que nous n’avons pas eu l’occasion de faire jusqu’à présent. Nous commençons par le marché aux poissons. Le spectacle est juste hallucinant. Un peu comme chez nous, une sorte de halle a été construite mais à l’inverse de chez nous, les poissons ne sont pas dans des étals réfrigérés et aseptisés, ici les poissons sont à même le sol … Aucune différence n’est faite entre petits et grands poissons, tout ce qui est pêché est à vendre. L’odeur est difficile à soutenir et les ventes se font dans un brouhaha infernal. Le choix de poissons est très important et va de la petite friture au thon gigantesque, par contre très peu de coquillages sont proposés.
Ce marché, très local, n’est apparemment pas très touristique car, de nouveau, les « hello mister » et les demandes de photos se multiplient. Particulièrement pour Isabelle …

Nous nous promenons ensuite un peu alentour et découvrons la cuisson des concombres de mer, un met très apprécié par les chinois. Nous observons aussi des pêcheurs qui simplement à l’aide d’un fil et d’un petit appât sortent des poissons sans discontinuer, presque à la façon d’une pêche miraculeuse.

Nous découvrons aussi l’environnement dans lequel vivent ces gens et c’est peu réjouissant : la mer n’est qu’une vaste décharge et des centaines d’immondices flottent à la surface. Topik nous explique que pour les gens qui vivent sur les bateaux, c’est normal et que tout ce qui doit être jeté l’est par-dessus bord …
Dans les rues, les enfants jouent souvent nu-pieds dans de l’eau définitivement saumâtre. Les conditions d’hygiène sont déplorables voire inexistantes mais les gens ont certainement d’autres soucis au jour le jour.

Nous nous baladons ensuite vers le port où sont amarrés des dizaines de bateau de transport. Nombre d’entre eux se font charger d’une multitude de sacs de ciment. Topik nous emmène sur l’un d’entre eux. Nous savions déjà que la vie de marin était difficile mais ce doit être encore pire sur ces « rafiots ». Nombreux sont ceux, d’ailleurs, qui n’arrivent jamais à destination … Mais Topik nous explique que les jeunes préfèrent la vie en mer plutôt que la vie dans les rizières. Une fois qu’ils ont mis les pieds sur l’un de ces bateaux, ils n’en ressortent jamais.

Dernière étape de cette balade matinale : le fort Rotterdam, ainsi nommé par le gouverneur hollandais de l’époque en hommage à sa ville natale. Ce fort, bâti par les hollandais et dont les fortifications forment la silhouette d’une tortue, est désormais un lieu de visite comprenant deux musées et de nombreuses salles accueillant globalement tout ce qui est artistique à Makassar. Dans les coursives, des cours d’anglais sont organisés et très suivis.
Très curieusement, nous apprenons que vers le 15e siècle, deux royaumes très puissants s’opposaient dans les environs : le royaume de Makassar et celui de « Gowa » (quasiment le nom de jeune fille d’Isa) !!

Après cette visite rapide de la ville, il est temps de partir pour l’aéroport où nous effectuerons l’enregistrement le plus galère de notre voyage : plus d’une heure alors qu’il n’y a que quelques passagers devant nous. Mais tous ces passagers ont systématiquement des suppléments de bagage à payer. Bagages qui n’en ont d’ailleurs que le nom car il faut voir ce qui est enregistrés : ce sont généralement des cartons scotchés, rafistolés, saucissonnés !!!

Mais comme je l’ai déjà écrit, l’Indonésie, c’est cela aussi !!


Quel bazar !!


Les poissons sont vendus à même le sol.


Cuisson du concombre de mer.


Les marins viennent vendre leurs poissons et achètent divers produits avant de repartir.


Les bateaux de marchandises.


Sans commentaires. Il faut voir la couleur de l’eau …


Le fort Rotterdam.


Cours d’anglas en plein air.


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du 3 au 6 juin 2014 : Manado, Bunaken, Siladen


A gauche, le volcan « Manadokekchoz », au milieu, Bunaken, à droite, Siladen

Album à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/6021056969409659313?authkey=CPfe1c2Z5ZiZQw

Un billet général sur notre séjour à Manado car ici, les journées se suivent et se ressemblent.

Chloé a brillamment passé son « Junior Padi Advanced » en réalisant deux plongées obligatoires : plongée profonde (21 mètres) et navigation. Puis trois plongées optionnelles, elle a choisi : plongée de nuit, naturaliste (découverte et identification de la faune et la flore) et flottabilité. Elle a d’autant plus de mérite qu’elle a tout fait en anglais mais elle s’est vraiment bien débrouillée. Les mois passés dans un environnement 100% anglophone semblent avoir portés leurs fruits.

La plongée de nuit, à laquelle j’ai participé, a sans discussion été la plongée à fortes sensations. La nuit, la visibilité est quasi-nulle car, mis à part le – faible – faisceau lumineux de notre torche, on ne voit rien. Il n’y a plus aucun repère, on sait à peine si on est à l’endroit ou à l’envers (j’exagère à peine). Par contre, ces plongées sont vraiment incroyables car on peut y observer des animaux que l’on ne voit jamais le jour. Et, chose pourtant logique, on redécouvre qu’un poisson, ça dort !!!
Autre phénomène « magique », lorsque l’on secoue fortement les bras, le plancton devient luminescent, comme de multiples flammèches de couleur bleue. C’est juste magnifique.

De mon côté, j’ai aussi réussi mon « Padi Rescue Diver ». Les 10 ateliers ont été intéressants et instructifs. Pour valider le diplôme, deux scénarios surprises ont été préparés par mon instructeur. Pour le premier, j’ai dû aller rechercher un plongeur inconscient au fond de l’eau. Il a donc fallu le remonter, le ramener au bateau tout en faisant du bouche à bouche (je précise : juste une simulation, le plongeur indonésien n’étant pas à mon goût !!), il a ensuite fallu le remonter sur le bateau, continuer le bouche à bouche, faire un massage cardiaque tout en assurant le rapatriement vers les secours les plus proches.
Pour le 2e scénario, ce fut un sauvetage de deux plongeurs en simultanée. Un des plongeurs étant inconscient la tête dans l’eau en surface, tandis que l’autre était en détresse causée par une extrême fatigue. Rebelote, on organise le sauvetage, on plonge récupérer les deux plongeurs, bouche à bouche, retour sur le bateau, massage cardiaque, etc …
Globalement, le Padi Rescue apprend pas mal de choses nouvelles mais est assez éprouvant physiquement. Je suis bien content que cela soit fini. Maintenant, pour moi, objectif « Padi Divemaster » dans l’année qui vient.

A part les formations, nous avons eu l’occasion de faire quelques plongées libres sur les sites de renommée mondiale que sont Bunaken et Siladen. Petite déception car, sauf jusqu’à ce matin, les sites sont beaux mais sans plus. Du corail, il y en a, des poissons aussi mais pas du gros. Certains sont néanmoins extraordinaires tel le « leaf scorpion fish », que l’on pourrait traduire par le « poisson scorpion feuille » car il ressemble véritablement à une feuille !!
Il y a par contre, énormément de déchets. Au début, j’attrapais les sacs plastiques qui passaient devant moi pour les ramener sur le bateau mais ce sont des dizaines et des dizaines de déchets en tout genre qui transitent au gré des courants … Si rien n’est fait, les plongeurs vont finir par déserter les parages car c’est parfois un véritable dépotoir.
Par contre, ce matin, sur le site « Bunaken Timur », nous avons fait une plongée vraiment top malgré un courant assez puissant : du corail à profusion, des milliers de poissons, des tortues, des hippocampes, … bref de quoi réjouir tout plongeur.

Et Yann et Isa ? Ils ont tout simplement profité du temps qui passe : piscine, massage et préparation de pizza !!! Simone, la responsable du resort, a demandé leur aide et le chef leur a appris à faire la pâte, à la garnir puis à la cuire. Ce fut un vrai plaisir pour Yann et il fut nommé petit chef ! Le résultat fut délicieux !!! Bon ok pas très typique mais la pizza est internationale. Pour Isa, la fin d’après-midi s’est terminée par un massage à la papaye ; qu’il fait bon se faire du bien !!!

Sinon, le resort est rempli d’européens et franchement ça change. Après les sourires, l’hospitalité et la gentillesse des indonésiens, nous retrouvons des comportements aux antipodes de ceux que nous avons tant aimés : chacun reste dans son coin, certains ne savent même plus répondre à un simple « bonjour » tandis que d’autres se précipitent au buffet pour passer les premiers …
Je ne jette la pierre à personne, les choses sont ce qu’elles sont, mais la différence de comportement est incroyable et même choquante. L’accueil que nous avons connu ici est une des choses qui nous a fait le plus réfléchir et, peut-être, changer.

C’est la dernière soirée pour beaucoup de personnes ici et l’hôtel a préparé un buffet de plats locaux accompagné d’un groupe de musiciens et de chanteurs, ambiance très sympa.

Demain, retour à Makassar puis après-demain, Kuala Lumpur avant d’entamer notre grand tour de Malaisie.


Chloé est prête dans sa combi version « grenouillère !! Aucune combi n’étant à sa taille …


Exercice de navigation au compas.


Dure la vie !!


Préparation de pizza.


Pour Yanou aussi.


Vite, un homme est en danger !!!


J’ai attendu Pamela dans son maillot rouge mais je n’ai rien vu venir …


Mission accomplie !! A droite, Rivo, mon instructeur.


Pour Chloé aussi. Avec Fendi, son instructeur.


L’île de Bunaken


Coucher de soleil sur Manado.


Beau buffet, non ?


Une contrebasse « maison ».


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2 juin 2014 : Manado

Nous avons quitté Makassar ce matin en prenant un avion de la compagnie Lion Air. Parmi toutes les compagnies que nous avons utilisées, c’est celle que je craignais le plus. Mais finalement, l’avion que nous empruntons semble quasiment neuf, ce qui rassure immédiatement. Le vol se passera relativement bien mis à part l’atterrissage qui a été un peu « sauvage » avec notamment un freinage digne d’une formule 1 avant un virage en épingle …

Nous rejoignons alors notre camp de base pour les 5 prochaines nuits. Après les deux semaines passées à parcourir le Sulawesi du sud, nous n’avons qu’une seule envie : nous reposer !!!! Il y a certes des excursions possibles mais nous avons vraiment besoin de souffler et elles risquent de n’être que des « redites » de précédentes, à savoir la visite d’un parc national ou d’une caldeira, mais surtout, c’est la promesse de passer encore de longues heures en voiture. Quant à visiter la ville de Manado, tout le monde nous a prévenu, cela n’en vaut pas vraiment la peine sauf pour faire du shopping dans ses grands malls ou se retrouver coincé dans des embouteillages monstrueux.

Mais l’hôtel où nous arrivons est spécialisé plongée. Il faut dire que nous sommes juste en face de l’île de Bunaken, un des spots de plongée les plus recherchés du monde. Avec Chloé, nous décidons alors de passer un diplôme supplémentaire. Pour Chloé, ce sera le « Junior Advanced Padi », ce qui lui permettra de plonger jusqu’à 22 mètres. Pour moi, ce sera le « Padi Rescue Diver », qui va me permettre d’apprendre les techniques de sauvetage en surface et en profondeur, mais surtout de ne plus avoir qu’un seul diplôme à passer pour pouvoir ensuite plonger librement ou éventuellement, accompagner d’autres plongeurs.

Pour Yann et Isa, ça va être relativement tranquille et les journées seront rythmées par sieste, piscine et massage !!

Sinon, notre tour du monde touche presque à sa fin et j’avoue que nous pensons de plus en plus au retour. Lorsque nous sommes partis de France, nous en avions vraiment marre de cette morosité et du pessimisme ambiant. Ce voyage fut à ce titre un grand bol d’air.
Mais désormais, nous voyons plus les bons côtés de notre pays. Les enfants n’arrêtent pas de penser à ce qu’ils vont manger en revenant : raclette, lapin, fromage, pâtisseries !!! Et tout comme nous, ils sont évidemment impatients de retrouver notre familleet leurs amis.
Il n’y a pas, pour l’instant, d’angoisse particulière à retrouver le « train-train » quotidien, au contraire même. Pouvoir se poser et retrouver tous nos proches sera un grand moment d’émotion.

Mais en attendant, il reste 45 jours de voyage et nous comptons bien en profiter jusqu’au bout !!!


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1er juin 2014 : une si longue route …

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/6020950072843735761?authkey=CP_03d_qgvfB7AE

Pour rallier Rantepao à Makassar, il n’y a que 319 kms à faire mais la route sera longue puisque cela va nous prendre près de 8 heures. Parcourir les routes au Sulawesi est presque une aventure en soi.

Le début de la route passe par la montagne et la moyenne horaire est très faible car la chaussée n’est pas toujours au top mais il y a surtout sans arrêt des interruptions et des ralentissements dus aux camions surchargés qui n’avancent pas, aux mobylettes, aux animaux (chiens, poules, vaches, buffles !!!) qui traversent, etc … Nous mettrons ainsi plus de 3 heures à faire les 100 premiers kilomètres.
Puis le dénivelé s’aplanit, la chaussée s’arrange un peu mais le trafic reste conséquent. Surtout à l’approche de Makassar.

Il semble que la vie s’organise le long de ce qui est chez nous l’équivalent d’une nationale mais on voit des choses qu’il serait impossible de voir ailleurs : les enfants jouent à côté et parfois même sur la chaussée, des autocars stationnent sur une des deux voies, des conducteurs arrêtent leur voiture sur la chaussée pour pouvoir acheter des fruits ou toute autre victuaille !!!

La tonte des herbes est assurée par la « DDE » locale, c’est-à-dire des chèvres ou, plus fréquemment, des vaches qui paissent tranquillement sur le terre-plein central !!

Le klaxon est l’équipement indispensable mais il ne sert pas pour signaler son mécontentement, juste pour signaler qu’on arrive.

Quant à la police, que fait-elle ? Généralement, elle installe des points de contrôle pour améliorer son quotidien … Tous les routiers ont d’ailleurs un budget prévu pour ces types de de contrôles. Une anecdote à ce sujet : lors du premier jour, nous nous sommes fait arrêtés par la police à un de ces points de contrôle. Un des policiers a alors demandé une « donation ». Notre guide lui a alors demandé : « tu veux que je te donne quelque chose devant les touristes ? ». Très gêné, le policier s’apercevant de notre présence lui dira quelque chose du genre : « ah, zut, c’est bon tu peux y aller … ».

Au Sulawesi, on utilise beaucoup les plantes pour se soigner. Ainsi, le contraceptif local qui sert également de pilule du lendemain, c’est l’ananas !! D’après notre guide, rien de tel pour éviter d’avoir un bébé non désiré. Une infusion de « moustache de chat », une très belle fleur, permet de soigner la chaude-pisse !!

Le Sulawesi, c’est tout cela aussi !!!


Fabrication d’un gâteau typique.


Légèrement surchargé …


C’est la saison des pamplemousses. Ici, ils sont énormes.

Le scooter est généralement le véhicule familial.


L’équipe de choc. A gauche, Mappi, le chauffeur. A droite, Topik, notre super guide.


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31 mai 2014 : Rafting


Rizières en terrasse

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/6020953270956681425?authkey=CJqN1NWUj6HCaA

Aujourd’hui journée sportive en perspective ! Topik nous a prévu une descente en rafting sur une rivière pendant trois bonnes heures. Mais avant d’atteindre notre point de départ, au bord d’un 4X4 qui ne passerait le contrôle technique sur aucun point obligatoire, nous devons emprunter une route à travers la montagne pendant plus d’une heure et demie. Nous traversons des petits villages mais surtout longeons des rizières en terrasse magnifiques ! Les couleurs sont sublimes et nous croisons de nombreux villageois affairés dans les rizières aidés la plupart du temps par de jeunes enfants.
Comme d’habitude, la route ne ressemble en rien à une route ! Trous, nids de poules et caillasses sont désormais notre lot quotidien pour circuler au Sulawesi.

A notre arrivée, notre guide nous informe que nous allons rejoindre à pied la rivière qui se trouve en contrebas à environ une demi-heure de marche ! Le problème nous dit-il, c’est que le terrain est pentu et comme il a beaucoup plu hier soir, nous risquons à chaque moment de nous retrouver les quatre fers en l’air ! Comme d’habitude, nous sommes tous en tong et on se dit tous qu’on n’est pas arrivés !!!

C’est paré de nos gilets de sauvetage, de nos casques et de nos pagaies que nous nous lançons à travers ce chemin. Et quel chemin ! Nous allons traverser plusieurs fois des forêts de bambous, des rizières immenses, croiser des buffles tout en nous suivant à la queue leu leu. Le sentier se rétrécit de plus en plus et nous pataugeons dans la gadoue. Du coup, nous imitons nos deux guides et nous retirons nos chaussures. Nos pieds s’enfoncent ou glissent dans la terre mais nous progressons lentement en nous tenant aux racines autour de nous. Au bout de quelques minutes, Marc nous fait le plaisir d’effectuer sa première glissade ! Son short est couvert de boue et nous sommes tous hilares ! Qui va être le suivant ?
Tout le monde est concentré sur ses propres pas et chacun se dit à ce moment-là : mais qu’est-ce qu’on fait ici ? La vue est cependant grandiose et nous tentons de profiter de ces paysages magnifiques.

Au bout de trois quart d’heures nous arrivons enfin à destination ! Nous sommes fourbus, en nage mais contents d’être enfin arrivés. Le bateau est là et après quelques instructions pratiques de la part de notre guide nous voilà tous les quatre au départ ! De mon côté, je suis un peu tendue car comme tout le monde le sait, je ne suis pas trop à l’aise avec l’eau. Marc et les enfants, eux, ont le sourire alors maintenant que j’y suis, je n’ai plus le choix !

Nous progressons lentement mais soudain les premiers rapides pointent leur nez et rapidement nous nous retrouvons ballotés et trempés jusqu’aux os ! Bien entendu, la première vague fut pour moi et comme d’habitude, j’ai bu la tasse !! Là je me dis que tout commence mal. Marc me cramponne lorsque nous devons nous poster au fond du bateau ! Pourtant, au bout de quelques descentes, je commence à me détendre et je me sens même vraiment bien !
De plus, les bords de la rivière sont incroyables de beauté : de magnifiques cascades surgissent des falaises et la jungle que nous traversons est luxuriante. Nous avons également la chance, puisque le soleil est avec nous, de croiser de nombreux iguanes en train de lézarder au soleil. Nous allons même assister à un spectacle étonnant et hilarant : nous voyons un bébé iguane dressé sur ses deux pattes arrières courir sur l’eau !!! Trop beau !

Nous avons l’impression d’être des aventuriers tellement cette nature est vierge de toute habitation. Au bout d’une heure de rafting, nous stoppons pour une pause déjeuner au bord de la rivière. Sandwich et gâteaux sont les bienvenus ! Après cette petite pause, nous reprenons notre descente et affrontons quelques belles descentes ! Tout le monde se prend de belles vagues mais nous avons tous le sourire aux lèvres et passons un excellent moment ! L’environnement est sublime et nous en prenons pleins les yeux.

Cette balade de plus de 12 kms et de trois heures terminée, nous reprenons la route pour une petite heure à travers la campagne et la nature. Nous remarquons que les buffles sont très souvent accompagnés d’un fermier toujours aux petits soins pour son animal : promenade et baignade, tout un programme pour ce bel animal !

De retour à l’hôtel nous profitons d’un petit moment pour nous détendre avant que Topik ne vienne nous chercher pour nous faire déguster des brochettes de buffles, un vrai délice. La viande est onctueuse et fondante mais quelque peu forte en gout. Tout le monde s’est régalé et c’est le ventre plein que nous allons passer notre dernière nuit aux pays des Torajas.

Demain, retour à Makassar, ce qui nous promet entre 7 et 8 heures de route …


Sublime rizière en terrasse.


Tout le monde est à la tâche pour récupérer poissons et escargots !!


On est prêts !!


Yanou, très à l’aise en tongs malgré le chemin.


P***** de chemin !!


Mais quels paysages !!


Petite pause près d’une cascade.


La voilà.


Les premiers instants passés, on se décontracte.


Je mérite bien mon surnom de long nez sur celle-là !!