Les Peltier Autour du Monde

Vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie


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14 septembre 2013 : au revoir Hawaii, à nous la Polynésie !!

Hawaii, c’est fini !!! Après le Canada, une nouvelle grosse étape de notre tour du monde vient de s’achever.

De notre balade Hawaiienne, nous garderons évidemment énormément de souvenirs : les plages sublimes, les paysages de cartes postales, les baignades avec les tortues (!!), les activités en famille.
Après sondage général, notre « top 3 » : le surf à Waikiki, les volcans de Big Island et la Zipline de Maui.

Au niveau des îles :
– Big Island nous aura captivé par ses deux facettes : plages magnifiques/climat aride à l’ouest et volcans/climat tropical à l’est. Nous nous y sommes tout de suite sentis à l’aise. Big Island restera certainement un de nos meilleurs souvenirs.
– Oahu, la plus développée et la plus peuplée, est incontournable. Sa capitale Honolulu est une ville mythique (en tout cas pour moi) mais mieux vaut s’attendre à une grande ville à l’américaine (un peu comme Miami) plutôt qu’à une ville balnéaire comme nous nous y attendions. Voir mes enfants apprendre à surfer à Waikiki restera gravé à jamais dans ma mémoire. Mais Oahu, c’est aussi une île avec de multiples visages qu’il faut prendre le temps de découvrir.
– Kauai est une très belle île en termes de nature et de paysages mais elle est plutôt réservée aux amateurs de trek. Elle nous aura d’ailleurs beaucoup rappelé les Bahamas, c’est-à-dire, une île très belle mais pas vraiment développée.
– Maui, que nous sommes contents d’avoir fait, nous aura un peu déçu, c’est une île très touristique et nous n’avons pas réussi à « accrocher » à son charme. Elle semble en fait parfaitement adaptée aux loisirs à l’américaine : beaucoup de resort (hôtels) énormes, des parcours de golf à foison, de grandes plages aménagées, etc.

Une page se tourne donc, désormais cap sur la Polynésie.

Ce billet, je vous l’écris de notre vol vers Papeete (5h31de vol). Je vais donc en profiter pour faire un point « tour du monde » car quasiment deux mois après notre départ, nous commençons à prendre nos habitudes de « voyageurs ».

Le gros point positif, c’est la facilité avec laquelle il est possible de communiquer à distance. A ce titre, Facebook et Skype sont vraiment deux outils extraordinaires (l’autre jour, nous étions dans le train entre Montréal et Toronto, et je « tchattais » avec mon petit frère via Facebook alors qu’il se trouvait dans un hôtel à … Bangkok !!).
Nous communiquons avec nos parents et nos proches sans difficultés et en temps réel. Pour nos parents, je pense que c’est rassurant mais aussi que ça coupe la sensation d’absence puisque nous nous « voyons » régulièrement.
Le blog, qui permet aussi de nous suivre au jour le jour, donne un peu la sensation d’être en voyage avec nous.
L’inconvénient, c’est que du coup, nous sommes toujours un peu trop accro au téléphone et à l’ordinateur.

Les bagages ont continué à être un problème. Le sac que nous avions acheté à Toronto s’est avéré parfait en terme de volume mais nul en terme de praticité : trop gros, une seule poignée, … Nous avons donc dû de nouveau acheter un sac mais cette fois, je pense que nous avons trouvé la valise idéale : une moitié rigide, une moitié souple, avec une poignée, des roulettes et de multiples possibilités pour l’attraper. Je posterais à l’occasion une photo.

Le principal problème, c’est le poids de nos valises. Certes, nous sommes « dans les clous » pour le poids maximum toléré dans les avions (23 kg) mais, avec le recul, nous avons trop de valises (pour rappel, nous avons trois valises, un gros sac à dos et quatre petits sacs à dos individuels). Pour un tour du monde, c’est beaucoup trop. A l’idéal, il ne faudrait avoir que deux grosses valises et chacun un petit sac à dos.

Mais il faut faire avec et il est toujours possible d’optimiser. Nos deux dernières journées à Honolulu ont été passées à nous alléger au maximum.
Nous avons commencé par préparer un colis à expédier en France avec non seulement les souvenirs collectés jusqu’à présent mais aussi toutes les choses inutiles ou superflues que l’on avait emportées mais que nous souhaitions quand même garder. Bilan : 15 kilos de moins à porter … Nous nous sommes aussi résignés à jeter certaines choses et les livres qui ont été lus ont été donnés aux hôtels qui ont tous une « librairie à disposition de leurs clients. Nous avons enfin réussi à gagner encore un peu de poids en téléchargeant les versions électroniques de certaines matières de Chloé : trois manuels en moins et encore deux kilos de gagnés.
Donc, en tout, nous avons réussi à alléger les valises d’une vingtaine de kilos et attendons avec impatience le moment où nous pourrons nous « débarrasser » des autres 20/25 kilos de manuels scolaires …

Au niveau de l’école, il a été nécessaire d’opérer des ajustements. Encore une fois, nous découvrons nos enfants sous de nouvelles facettes et avons dû nous adapter à leurs façons de fonctionner ou habitudes (bon, d’accord, surtout moi en fait car Isabelle travaillait déjà beaucoup avec eux). Par exemple, Chloé travaille beaucoup mieux en fin de journée. Si nous devons néanmoins travailler le matin, on choisira alors une matière qui nécessite moins de réflexion (ex. mathématiques). S’adapter est obligatoire car non seulement ils travaillent bien mieux mais ça évite aussi des tensions inutiles.

Nous avons également appris à gérer l’école façon CNED, c’est-à-dire exclusivement sur livres sans explication orale d’un professeur. Globalement, après un bon mois de rodage, je pense que nous avons désormais la bonne façon de travailler. Au niveau du timing, nous essayons de travailler tous les jours et nous faisons une pause de 2/3 jours entre chaque séquence (en gros : 1 séquence = 1 mois).

Nous suivons le budget au jour le jour pour éviter les dérapages.

Pour profiter au maximum de notre voyage, nous avons trouvé notre équilibre en alternant les jours « repos » et les jours « balade ».

Sinon, les enfants vivent plutôt bien ces deux premiers mois. Les copains et copines ont été présents pour les anniversaires et communiquent aussi régulièrement.

Je ne peux pas encore vraiment dire que je suis complètement « sevré » du stress parisien mais c’est en bon chemin !!! Pour l’instant, pas de coup de blues, la promiscuité 24/24 n’est pas un problème, je vais juste me balader un peu quand j’ai besoin de me retrouver « dans ma coquille ». De son côté, Isabelle a trouvé son équilibre et se sent bien entourée de ses enfants et de son mari !!

Bref, tout va bien !!!


Toutes les occasions sont bonnes pour travailler !!


Ouuaaaiisssss


On est à Tahiti !!!


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13 septembre 2013 : l’anniversaire de Chloé

Album du jour à voir ici :
https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5923334327487397633?authkey=CNuVv4GK_sS2mgE

Beaucoup d’anniversaires chez les Peltier en septembre et ce vendredi 13 de l’an 2013, ce sont les 13 ans de Chloé !!!

Comme pour Yann, nous avons prévu une journée pleine de surprises et cela commencera dès le petit-déjeuner avec un bon … Camembert !!! Chloé en rêvait depuis le départ. Bon, de camembert, il n’en a que le nom car au niveau du goût, ça ressemble plus à du Pont-Levêque.

La deuxième surprise ne tarde pas puisque nous emmenons Chloé également à « l’endroit de ses rêves ». Si vous nous suivez depuis le début, vous devriez deviner ce dont il s’agit … c’est … chez Abercrombie et Fitch évidemment. En plus, nous tombons sur un magasin spécial « kids », donc pas de problèmes pour trouver les bonnes tailles.

La dernière surprise de la journée sera offerte par « Nanée » et Papy : un cours particulier de surf à Waikiki. Chloé et Yann vont se débrouiller comme des chefs. Se lever sur la planche et se laisser porter par la vague n’a plus aucun secret pour eux.

Aujourd’hui marque aussi notre dernier jour en terre Hawaiienne, demain c’est le départ pour la Polynésie Française. J’ai reçu des plaintes mais je suis désolé, il va encore y avoir des photos de plages sublimes, de cocotiers et de chaleur …


Chloé ne s’y attendait pas du tout.


Notre photo traditionnelle avec les T-shirts fétiches.

Yanou, la classe !!

Chloé, le style …


Waikiki, c’est presque fini.


Pas besoin de commentaires.


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10 et 11 septembre 2013 : le Volcano National Park

Volcano National Park – Big Island

Album du 10 à voir ici :
https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5922448915995543361?authkey=CIPS8KWZzcbhYw

Album du 11 à voir ici :
https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5922576337336799697?authkey=CPjq56b6wOuPWQ

C’est à Hawaii et plus précisément sur l’ile de Big Island que se trouve le volcan le plus actif du monde : le « Kilauea ».
Manque de chance pour nous, il est un peu en repos en ce moment, nous n’aurons droit ni aux torrents de lave, ni aux explosions de magma, ni à la coulée dans l’océan … juste à une épaisse fumée qui sort du cratère, à une forte odeur de soufre et à de belles couleurs la nuit … mais qu’importe nos deux journées seront entièrement dédiées à la découverte du monde des volcans (ça tombe bien, c’est justement le cours de SVT de Chloé !!).

Pour commencer la journée, nous nous sommes fait plaisir et avons réservé un survol en hélicoptère. Emotions fortes garanties !!!
Pour profiter au mieux de ce moment, nous avons pris un vol « doors off », c’est-à-dire sans portes. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est vraiment très impressionnant. Pendant 45 minutes, notre pilote nous conduira au plus près du volcan. Lorsque nous nous en approchons, nous pouvons sentir sa chaleur !!! Stationné à environ 150 mètres de hauteur, nous avons tout loisir pour admirer et observer le cratère : sa surface, assez plate, est composée de multiples plaques de couleurs grisées plus ou moins foncées d’où sortent d’innombrables fumeroles. Après en avoir fait plusieurs fois le tour, nous avons finalement la « chance » d’apercevoir un petit torrent de lave au travers d’une faille. Un peu plus loin, et sans vraiment savoir pourquoi, des carrés de verdure ont miraculeusement été préservés des multiples coulées.

Avant le retour à l’héliport, un petit détour nous permet de passer au-dessous des « Rainbow Falls », un ensemble de chutes d’eau de toute beauté.

Une fois l’atterrissage effectué, nous prendrons quelques minutes de repos pour faire partir un état légèrement nauséeux ….

Au cours de l’après-midi, nous prenons possession de nos chambres puis nous partons au parc national des volcans pour planifier la journée de demain. Une guide nous briefe parfaitement sur ce qu’il faut voir et faire. Elle nous conseille aussi de revenir le soir (le parc est ouvert sans interruption) pour pouvoir admirer la lumière du volcan.
De retour vers 21 heures, une fois sortis de la voiture, nous sommes soudain pris d’une sensation un peu bizarre. Mais qu’est-ce que cela peut-il être ? C’est une sensation connue mais nous n’arrivons pas à mettre un nom dessus. Les poils se dressent, nous frissonnons … D’un coup ca y est, ça nous revient : nous avons froid !!!! Pour la première fois depuis notre départ, nous avons froid …  🙂

Trèves de plaisanteries, c’est vrai qu’un volcan vu de nuit, c’est très beau. Nous prenons tout un tas de photos et repartons à notre « bed and breakfast ».

Le lendemain, de bonne heure, le propriétaire des lieux nous emmène pour une petite balade dans un ancien tunnel de lave qui est se trouve … dans son jardin !! Nous y accédons par une échelle un peu glissante et, une fois au fond, le spectacle est extraordinaire, la galerie dans laquelle nous nous trouvons fait environ 1m70 de haut et est quasiment parfaitement ronde. Par terre, nous pouvons observer les coulées de lave solidifiées et au-dessus, d’innombrables stalactites de lave parsèment le plafond. Ce tunnel, vieux de 500 ans, est long de 56 miles et part jusqu’à la mer.

Nous partons ensuite en direction du Volcano National Park où une longue journée nous attend avec de nombreux treks à faire. Dès l’entrée, une forte odeur de soufre nous prend à la gorge. Cette odeur règne dans tout le parc et sent vraiment très fort.

Pour la première étape de notre journée, nous retournons admirer le cratère du Kilauea (et ce coup-ci, il fait bien chaud …). Le volcan crache toujours sa fumée et nous pouvons apprécier toute la dimension du cratère qui mesure 600 mètres de diamètre.

Premier trek de la journée, le « Sulphur Banks Trail » : un petit kilomètre sur une promenade aménagée pour admirer les émulsions de sulfure. Le sulfure a la particularité de donner un aspect vert à la roche. Ce que nous avons appris, c’est que lorsqu’un volcan explose, cela créé des fissures un peu partout par lesquelles vont s’échapper tout un tas de gaz et ce trek se trouve à environ 5 km du cratère …

Le deuxième trek, le « Kilauea Iki Trail », nous amène cette fois-ci au cœur de la forêt tropicale qui entoure le volcan pour une balade rafraichissante d’environ 30 minutes.

Le troisième trek a pour objectif de nous amener dans un tube de lave : le « Thurnston Lava Tube ». Mais celui-ci est trop bien aménagé. Nous avons nettement préféré celui de ce matin.

Quatrième trek : le « Devastation Trail » qui nous promène le long d’un paysage … dévasté où la lave a tout brulé sur son chemin.

Nous reprenons ensuite la voiture pour parcourir la « Chain of Crater Road » qui, sur une trentaine de kilomètres, nous offre différents paysages de champs de lave : parfois lisse, parfois creux, parfois complètement nu mais aussi souvent avec la Nature qui reprend ses droits : des plantes parviennent à percer, à se développer puis devenir des arbres. C’est vraiment étonnant car malgré l’immense chaleur qui a du régner et les mètres de roche qui se sont accumulés, la Nature reprend toujours le dessus.

Le dernier trek de la journée sera aussi le plus long et le plus dur. Le « Pu’u Loa Petroglyphs Trail ». Ce trek, qui se fait sur un ancien champ de lave, nous mène à des « pétroglyphes » : des dessins symboliques taillés dans la pierre par les ancêtres des Hawaiiens actuels. Ce trek va nous achever car non seulement il est long mais il est surtout en pleine chaleur (il est 13 heures …) sans ombre possible. Mais cette fois nous avions emmené suffisamment d’eau …

Nous poursuivons ensuite notre chemin sans pouvoir aller très loin car le dernier torrent de lave a tout simplement englouti la route !!!

Nous avons fini le planning du jour mais comme il est encore assez tôt, nous décidons d’aller voir la dernière plage qui manque à notre bonheur sur cette île : la « Punalu’u Beach ». Arrivés sur place, nous découvrons non seulement une sublime plage de sable noir mais nous avons en plus la surprise de pouvoir observer à loisir des tortues vertes, il y en a près d’une dizaine !!!

Demain, retour à Honolulu. Après-demain, anniversaire de Chloé !!


Des fumeroles sortent de beaucoup d’endroit du volcan.


Le cratère vu d’une hauteur de 150 mètres.


Nous sommes juste au-dessus et pouvons sentir la chaleur.


Un peu miraculeux, non ?

Les « Rainbow Falls »


C’est beau un volcan la nuit …

L’entrée du tunnel de lave.


Les stalactites de lave.


Le cratère du Kilauea.


Un peu partout, des fissures se sont créées et laissent échapper différents gaz.


Les fumées de sulfure.


Un des nombreux trails du parc passe par cette magnifique caldéra.


Le « Thurston Lava Tube ».


La Nature qui reprend ses droits.


Le « Devastation Trail » aménagé sur une ancienne coulée de lave.


Ce champ de lave date de 1979. Pour l’instant, rien n’a repoussé.


Là, ça commence à sortir.


C’est parti pour le trek le plus dur de la journée (il est 13h).


Les pétroglyphes.


Une des plus belles plages de l’île : la Pulanu’u et son sable noir.

Et ses tortues qui viennent s’y restaurer et s’y reposer.


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9 septembre 2013 : l’est de l’île, Hilo


Waipi’o Valley – Big Island

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5921907500364250177?authkey=CM3z_ImOocy41QE (232 photos à charger)

Une « longue » route (en temps pas trop en km) nous attend pour rejoindre la capitale de l’île : Hilo. Mais plusieurs étapes sont prévues pour permettre de « couper » la route et découvrir tous les aspects de ce côté de l’île.

La première partie est assez surprenante car nous passons au travers de trois paysages complètement différents en peu de kms : du paysage désertique du bord de mer, nous passons à un paysage plutôt far-west avec de grandes étendues vertes, des élevages de vaches et de nombreux ranchs. Puis, sur le dernier tronçon, le paysage devient forestier avec de belles forêts et de très hauts arbres.

Notre premier arrêt nous permet de découvrir une des plus belles vallées du monde : la vallée de Waipi’o. Vallée sacrée, elle est interdite aux visiteurs qui n’y auraient pas été invités. Seul l’accès à la superbe plage de sable noir est autorisé mais nous préférons ne pas y aller car elle n’est accessible que par un chemin extrêmement pentu (et quand je dis pentu, c’est vraiment TRES pentu !!). Cette vallée a été ravagée en 1946 par un tsunami qui a fait à l’époque une vingtaine de morts. Depuis, cette vallée est dédiée à la culture du taro, un tubercule alimentaire.

Nous repartons ensuite direction « Laupahoehoe » pour y découvrir un paysage de bord de mer où les torrents de lave venait se déverser. Ce qui donne un paysage hors du commun avec de nombreux rochers aiguisés qui ornent tout le littoral.

De nouveau en voiture, nous remarquons que le paysage est, une nouvelle fois, en train de changer, nous traversons désormais une vraie forêt tropicale.

Notre troisième étape nous amène aux « Akaka Falls », de superbes chutes d’eau hautes de 135 mètres. L’accès aux chutes, parfaitement balisé, nous mène au sein de la forêt tropicale et nous permet d’admirer une flore exceptionnelle d’exubérance. Après 15 minutes de promenade parfois relaxante et parfois éprouvante pour les mollets, nous arrivons aux chutes qui sont vraiment superbes. La chute principale tombe le long d’une paroi recouverte de mousse et elle est entourée de plusieurs petites cascades. Le spectacle est somptueux.

La dernière étape est en fait un chemin de 4 miles qui nous fait passer en voiture au travers de la forêt tropicale via ce qui devait être la première route de l’île. Nous en prenons plein les yeux.

En fin de journée, nous arrivons à Hilo, à la veille de découvrir « l’attraction » principale de l’île : les volcans.

On se croirait un peu dans l’ouest américain.

Après un premier paysage plutôt aride, nous arrivons à un paysage plutôt vert.

Le centre de l’île est rempli d’élevage de bovins.

Architecture caractéristique des villes de l’île : assez far-west.

La vallée de Waipi’o

Et sa belle plage de sable noir.


Le port de Laupahoehoe, ville qui a aussi été ravagée par le tsunami de 1946 ce qui a poussé les autorités à la déplacer dans les hauteurs.

Encore une ville au style far-west


Le chemin qui mène aux chutes.


Les « Akaka Falls »


Des bananes roses.

Hilo, capitale de l’île, est une des villes les plus arrosées du monde et elle nous accueille … sous le soleil !!


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8 septembre 2013 : le nord de Big Island

North Big Island

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5921900896000927201?authkey=CIjFzePJqr6r1QE

Petite journée qui commence tard en raison des leçons et donc petit trajet ce jour pour découvrir la partie nord de l’île via la seule route qui y mène et qui longe le bord de mer.

C’est un vrai paysage désertique que nous parcourons. De part et d’autre de la route, ce ne sont que d’anciens champs de lave à perte de vue. Ces champs, extrêmement noirs et arides, sont néanmoins clairsemés parfois par des touffes d’herbe comme on peut en voir dans les westerns, mais aussi, çà et là, par des arbres d’une seule et même espèce, l’Ohi’a, les seuls qui soient capables de pousser sur un tel sol.

Une belle légende Hawaiienne parle d’ailleurs de cet arbre réputé être le plus ancien de l’archipel :
Le Ohiʻa, un arbre sacré formant des forêts sur les pentes du Kīlauea, est selon une légende la métamorphose d’un jeune prince, ʻŌhiʻa. Celui-ci, très amoureux de son épouse Lehua, est confronté aux avances de Pélé (la déesse du feu) qu’il doit repousser. Cette dernière le change alors en arbre pour le punir de l’avoir humilié. Lehua demande cependant aux Dieux de ressusciter son époux mais ces derniers, ne souhaitant pas s’opposer à la volonté de Pélé, décident de transformer Lehua en fleur qui orne depuis le ʻōhiʻa, réunissant ainsi les deux amoureux pour l’éternité (source Wikipédia).

Nous roulerons pendant près de 70 kilomètres et ce sera le même paysage pendant ces 70 kilomètres. C’est aussi sur cette route que se déroule l’épreuve cycliste de l’Ironman et je suis vraiment admiratif car faire plus de 180 km en vélo est déjà un exploit mais en plus avec cette chaleur écrasante et toutes ces bosses, moi, je dis bravo !!

Nous arrivons ensuite à la plage d’Hapuna Beach, qui a, elle aussi, été élue plusieurs fois « la meilleure plage des Etats-Unis ». Maintenant, nous avons bien compris leurs critères de choix : ce n’est pas forcément la plage la plus belle qui gagne mais plutôt celle qui offre le plus de « facilités » à côté et c’est vrai que celle-ci est bien pourvue : snack-bar, de très nombreux endroits ombragés pour pique-niquer, des douches, des sauveteurs …
Mais bon, il faut quand même reconnaitre que la plage est belle et que le sable est extrêmement fin.

Le soir, nous sommes allés manger dans une sorte de fast-food asiatique, Panda Express. A chacun de leur client, il est offert un petit gâteau surprise dans lequel il se trouve un petit papier « divinatoire ». Eh bien moi, il parait que je vais faire un très grand voyage !!!!

Le paysage de la route du nord de l’île.

L’arbre qui repousse sur les champs de lave.

Au loin un des cinq volcans de Big Island.

La plage de Hapuna Beach

Ca met en confiance, non ?

Du beau sable fin.

« Vous voyagerez loin »


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7 septembre 2013 : le sud de Big Island


Plage de Papakolea – Big Island

Album du jour à voir ici :
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Après deux/trois jours de « coups de mou » surement causés par un petit virus qui nous mettait « à plat », nous reprenons nos balades. Aujourd’hui nous partons découvrir le sud de l’île de Big Island.

Notre premier arrêt se fera au « Kealakekua Bay State Historical Park » pour deux raisons. Tout d’abord, pour y apercevoir, au loin, un monument érigé en la mémoire du capitaine Cook car c’est à cet endroit qu’il a été tué en 1779 par les Hawaiiens (après tout le mal qu’il aura causé aux français celui-là !!).
Mais c’est aussi à cet endroit qu’il y eu la première messe catholique de l’archipel (bon, franchement, on ne s’est pas arrêté là pour çà mais comme on y était …).

Quelques infos sur celui qui aura baptisé à l’origine Hawaii « les îles Sandwich » :
James Cook était un navigateur, explorateur et cartographe britannique, né en 1728 et mort le 14 février 1779. Il intégra en 1755 la marine royale britannique au cours de la guerre de Sept Ans. Pendant le siège de Québec, il se consacra à la cartographie de l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, ce qui permit au Général James Wolfe de mener son attaque décisive sur les plaines d’Abraham. Le jeune James Cook attira ainsi l’attention à un instant crucial de sa carrière personnelle. Il fut alors nommé commandant du HMB Endeavour pour la première de ses trois expéditions dans le Pacifique, en 1766. Il s’ensuivra deux autres expéditions établissant les premières cartes précises de nombreuses îles et côtes.
Son héritage colossal peut être attribué à son grand sens marin, des aptitudes poussées pour la cartographie, son courage pour explorer des zones dangereuses afin de vérifier l’exactitude des faits rapportés par d’autres, sa capacité à mener les hommes et à se préoccuper de leur condition sanitaire dans les conditions les plus rudes, ainsi qu’à ses ambitions, cherchant constamment à dépasser les instructions reçues de l’Amirauté.
Cook est mort à Hawaii en 1779 durant une bataille contre des Hawaïens, alors qu’il commandait sa troisième expédition. Après huit semaines passées à explorer l’archipel, Cook et son équipage atterrirent à la baie de Kealakekua sur l’actuelle Grande Île où il séjourna un mois. Son arrivée dut coïncider avec la saison de Makahiki et aux grandes fêtes consacrées au dieu de la paix Lono. La venue de ses vaisseaux et leur parcours dans la baie ont causé leur déification, Cook en tant que chef fut assimilé à Lono. Durant un mois l’équipage reçut un très bon accueil. Peu après leur départ de l’île, une avarie du mât de misaine les contraint à rebrousser chemin pour réparer. Ils décident de retourner sur la Grande île d’Hawaï en raison du bon accueil qu’ils avaient reçu. Au cours de cette seconde escale, des tensions se firent sentir entre les indigènes et les Britanniques et plusieurs bagarres éclatèrent. En effet, la saison de Lono s’était terminée et c’était alors la saison de Ku, dieu de la guerre. Le retour de Cook, considéré comme la personnification de Lono, fut probablement assimilé à un trouble de l’équilibre du monde. Le 14 février, des Hawaïens volèrent une chaloupe. Les vols étant courants lors des escales, Cook avait pour habitude de retenir quelques otages jusqu’à ce que les biens volés soient restitués. Cette fois, il prévoyait de prendre en otage le chef de Hawaï, Kalaniopu’u. Une altercation éclata cependant avec les habitants qui les attaquèrent à l’aide de pierres et de lances. Les Britanniques tirèrent quelques coups de feu mais durent se replier vers la plage. Cook fut atteint à la tête et s’écroula. Les Hawaïens le battirent à mort, puis enlevèrent son corps.
Cook jouissait malgré tout de l’estime des habitants de Hawaï et les chefs conservèrent son corps (des hypothèses controversées font état d’une possible consommation humaine ; cannibalisme). L’équipage put cependant récupérer quelques restes pour les inhumer en mer avec les honneurs militaires. (source Wikipedia).

Nous repartons ensuite à la recherche de notre objectif principal du jour : la plage de Papakolea qui est une plage comme il n’en existe que deux au monde (l’autre est située sur l’île de Guam), c’est une plage de sable …. vert !!!

Après environ deux heures de route, nous approchons du but mais cette plage il faut la mériter car une fois le bout de la route atteint, il reste environ 3 miles de pistes rocailleuses, poussiéreuses et défoncées à parcourir. Au départ de cette piste, trois solutions s’offrent à nous : soit y aller avec notre voiture de location mais c’est prendre un gros risque vu l’état de la route, soit y aller à pied, donc environ 1h à 1h30 de trek sous une forte chaleur, ou soit se faire conduire par un local du coin moyennant finances.
Comme il fait très chaud et que je ne veux pas de problème avec la société de location, on opte évidemment pour la troisième solution. Et ce fut vraiment le bon choix : le trek sous cette chaleur aurait vraiment été pénible pour tout le monde (même si cette fois, nous avions les réserves en eau !!). Le chemin est encore plus défoncé que ce qu’on nous avait décrit : des trous, des bosses, des cailloux énormes et surtout beaucoup de poussières. Notre chauffeur connait évidemment la route comme sa poche, il évite tous les pièges mais ne peut empêcher la poussière de s’incruster partout dans la voiture et sur nous. Après 15/20 minutes de conduite (…) off-road, nous arrivons en haut de la plage et là, c’est sublime.

Déjà, on se rend compte que la plage est un ancien cratère volcanique dont la partie côté mer s’est écroulée permettant ainsi la création d’une anse. Après une descente un peu chaotique, nous admirons ce sable quasi-unique : assez fin, il est d’une couleur plutôt vert foncé et est parsemé d’une multitude de paillettes brillantes. C’est très surprenant et vraiment très très beau (malheureusement, les photos ne rendent pas grand-chose par rapport à la réalité). Cette couleur verte est causée par des cristaux d’olivine (c’est un minéral) issus de l’ancienne activité volcanique du lieu.

La plage est aussi très belle : nous sommes entourés d’une falaise usée par le temps et les éléments. La mer, elle, est plutôt remuante mais pas dangereuse. Nous en profitons pendant deux heures et les enfants « s’éclatent » dans des rouleaux parfois impressionnants.

Le retour cahoteux et, encore une fois, très poussiéreux vers notre voiture se fera de nouveau avec notre chauffeur local qui est un vrai personnage (voir vidéo). On se dit qu’il est quand même surprenant que rien ne soit fait pour préserver un tel bijou. Notre chauffeur local nous dira que l’état laisse seulement l’endroit non développé pour éviter un tourisme de masse.

Avant de rentrer, nous faisons une dernière halte à « South Point » qui est le point le plus au sud de tous les Etats-Unis. Ce doit être un bon endroit pour pêcher car malgré son éloignement, de nombreux pêcheurs parfaitement équipés y ont posé leurs lignes.

Le monument à la mémoire du Capitaine Cook.

Une stèle représentant la première messe catholique sur l’île.

Nous traversons de nouveau des champs d’anciennes coulées de lave.

Ces champs s’étendent parfois à perte de vue.

Mais aussi, nous traversons des terrains complètement désertiques.

Et voici, la fameuse plage de sable vert.

Isabelle encore un peu « patraque ».

Le poteau, qui doit certainement indiquer quelque chose aux marins, symbolise aussi le point le plus au sud des Etats-Unis.


On y était !!


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6 septembre 2013 : départ pour Big Island


Plage de Kona – Big Island

Album du jour à voir ici :
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Départ de Maui ce matin. Cette île restera, et à jamais, associée aux 10 ans de Yanou et à cette mémorable journée anniversaire passée dans les arbres.

Donc envol vers notre quatrième île Hawaiienne : Big Island, l’île où nous devrions pouvoir approcher un volcan en activité de très près.
Big Island est la plus grande des îles Hawaiiennes, tellement grande qu’elle représente deux fois la taille de toutes les autres îles hawaiiennes réunies. Et elle continue de grandir car cette île possède un des volcans les plus actifs du monde : le Kilauea. Il y règne deux climats : à l’est, la ville d’Hilo a un climat humide et tropical (c’est une des villes les plus humides du monde !!) et à l’ouest Kona est très sèche avec moins de 25 cm d’eau par an !!

Le vol est très court : moins de 30 minutes et dès l’arrivée, à Kona, le changement est radical : déjà il fait beaucoup plus chaud. Mais ce qui frappe le plus, c’est le paysage : il y a de gigantesques champs d’anciennes coulées de lave partout !!! C’est assez impressionnant car assez nouveau dans notre découverte de ces îles hawaiennes. On prends ici conscience, et plus qu’ailleurs, de l’origine volcanique de cet archipel.

Après installation, nous partons vers la plage la plus proche où nous découvrons la reproduction d’un ancien temple dédié aux divinités locales.

Nous remarquons aussi un panneau indiquant le départ et l’arrivée d’une des courses les plus dures au monde (je rêvais de la faire …) : l’Ironman d’Hawaii, 3.8 km de natation (dans la mer), 180.2 km en vélo (sur la route des volcans) et un marathon le long de la côte pour finir. Le record est détenu par un australien en 8h3mn …

Le soir, nous découvrons la ville. Demain, nous partirons à la découverte du sud de l’île.

Adieu Maui et ses belles montagnes.

Bonjour Big Island et ses anciens champs de lave !!

La reproduction d’un ancien temple. Tous ces lieux sont considérés comme sacrés et interdiction est faite d’y entrer.

Le poteau qui symbolise le départ et l’arrivée de l’Ironman.

Bon, on est encore dans une zone « tsunami » !!