Les Peltier Autour du Monde

Vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie


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31 Août 2015 : un an après

Plus d’un an après notre retour, tout va très bien !!! Mais comme vous allez le lire ci-dessous, l’année qui vient de s’écouler n’a pas toujours été simple.

Que reste-t-il de notre voyage ?

Évidement de très grands moments, des souvenirs inoubliables et de merveilleuses rencontres. Les montages vidéos de notre périple passent en boucle et nous permettent de revivre cette fantastique année.
Mais nous vivons aussi aujourd’hui avec une grande nostalgie. Et quand bien même il nous est impossible de ne pas envisager un nouveau départ, forcément cela ne pourra plus être pareil.

Ce billet sera définitivement le dernier en ce qui concerne notre voyage autour du monde. Non seulement, il n’y a plus grand-chose à dire mais en plus, comme pour tout le reste, il est temps de tourner une page définitive sur cette belle aventure.
Il décrit notre vécu personnel et n’a pas pour prétention d’en faire une généralité. Mais pour en avoir longuement discuté avec d’autres « tourdumondistes », il semble bien que ce que nous avons « traversé », l’ait été de la même façon par tous.

Pour faire bref : tourdumondistes proches du retour, soyez prêt à en baver !!!

Nous avons donc soufflé pendant l’été la première bougie de notre retour … et si désormais, tout est « rentré dans l’ordre », il faut bien avouer que pour Isa et moi, l’année a été particulièrement difficile.

Je dis bien pour Isa et moi car en ce qui concerne les enfants, il n’y a jamais eu aucun problème !!! Ils ont retrouvé avec plaisir leurs chambres, leurs copains, leur école, et même … leurs mauvaises habitudes (trop de playstation, de télé, de smartphones, … )!! Ils n’ont eu besoin d’aucune ré-acclimatation et leur année scolaire a été parfaite.

Mais pour nous, ce fut vraiment différent …

Une fois l’ivresse des premières semaines et des retrouvailles passées, malgré nous, une lente mais progressive déprime s’est installée. Pendant de long mois, faire tous les jours quasiment la même chose, se retrouver le soir enfermés entre 4 murs, ne plus savoir quoi faire si ce n’est regarder une télé insipide, subir une météo froide et vivre selon un planning bien établi a été très dur à vivre.

Ce « nouveau changement de vie » plus rythmé, plus routinier, plus subi surtout, n’a pas été simple à gérer. A chaque instant, nous nous demandions vraiment ce que nous faisions là et n’avions qu’une envie : repartir !!!

L’énergie qui nous avait portée pendant un an s’était mystérieusement évaporée. Est-ce le manque de soleil, l’absence de nouveautés, de découvertes, le train-train quotidien ? Je ne sais pas mais ce qui est sûr, c’est que nous aurons été fatigués tout au long de cette année.

Il a aussi longtemps été difficile de revoir les photos ou les vidéos. Et puis, aux environs de Noël, soit près de 5 mois après notre retour (!!), je me suis – enfin – mis aux montages des photos/vidéos. Cela nous a permis de replonger dans notre voyage et de le revivre dans sa globalité. De façon étonnante, des sons, des odeurs, des sensations remontaient à la simple vision de certaines images.
Ce qui m’a le plus frappé à la vue de ces images et de ces vidéos, c’est que nous étions constamment joyeux avec le sourire aux lèvres. Le bonheur à l’état pur ?

Enfin, nous réalisions ce que nous avons fait.

Mais, et c’est d’ailleurs toujours le cas, à la fin de chaque vidéo (une vidéo par pays traversé), une grosse boule remonte inexorablement le long de la gorge …

Tout au long de l’année, rencontrer d’autres tourdumondistes nous a fait énormément de bien. Ces moments de partage et d’échange avec d’autres ayant vécu la même chose et ayant les mêmes ressentis, ont fait un bien fou au moral car nous pouvions enfin reparler de cette année si spéciale.
Je n’occulte évidemment pas les moments passés avec tous nos autres amis et notre famille qui sont de bons moments tout autant irremplaçables. Mais ces moments-là concernent forcement autre chose que notre voyage qui est si présent dans notre esprit.

Et puis la déprime laisse place à la nostalgie.

On finit par comprendre qu’une telle expérience ne s’oublie jamais et on s’habitue à ce « manque ». Le mot est ici important, on s’habitue car on n’oublie pas … Lentement, progressivement, on y pense un peu moins et on se re-concentre un peu plus dans la vie de tous les jours. Mais on commence aussi à se projeter vers d’autres choses, d’autres horizons.

Concrètement, si aujourd’hui tout va très bien, il aura fallu une longue année pour tourner la page, reprendre et accepter le rythme de la vie parisienne. Ce voyage se place désormais dans notre Panthéon personnel des meilleurs moments de notre vie et nous avons accepté le fait qu’on ne se remet jamais vraiment d’un tel voyage.

Les dernières vacances, beaucoup plus courtes que les précédentes (3 semaines au lieu de 52 !!) nous ont permis de définitivement passer – et de penser – à autre chose. Au lieu de ressasser le passé, on se re-projete dans le futur. En gros … dans un autre voyage !!!

Au début, comme pour le premier, on se remet à rêver à un second départ tout en se disant que c’est impossible. Puis, comme pour le premier, on se dit que finalement, si, c’est encore possible. Et puis, comme pour le premier, on se dit qu’on va tout faire pour y arriver.

Pour Isabelle et moi, c’est désormais limpide : notre avenir ne pourra passer que par un nouveau départ, plus long, beaucoup plus long … Il ne peut plus en être autrement.

Le seul gros regret, c’est que ce coup-ci, ce sera probablement sans les enfants qui seront bien plus grands et qui, surtout, auront d’autres centres d’intérêts. Devoir tirer un trait définitif sur un voyage où on a la chance de voir ses enfants grandir et s’épanouir jour après jour est ce qui reste le plus dur à accepter. Charge à nous de le vivre dans notre quotidien actuel.

L’objectif est désormais établi : un nouveau et long voyage, au mieux, d’ici à 5 ans mais la date dépendra pour beaucoup des études des enfants.

Alors à bientôt pour de nouvelles lectures !!

Rester, c’est exister : mais voyager, c’est vivre.
Gustave Nadaud

PS : vous envisagez de faire prochainement un tour du monde ? Contactez-nous !!! Pour vous, cela ne peut que vous conforter dans votre choix et vous apporter des astuces. Et pour nous, vous ne pouvez pas savoir le bien que cela nous fait de pouvoir en parler !!!


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20 octobre 2014 : trois mois après

Trois mois se sont désormais écoulés depuis l’atterrissage à Orly et, malgré nous, lentement mais inexorablement, la « vie parisienne » a repris toute sa place. Une fois les retrouvailles familiales, amicales et professionnelles passées, il y a clairement un gros « coup de mou » moral. Longtemps, pour Isa et moi, le sentiment aura été : « mais qu’est-ce qu’on fait là !!! ». Mais, il aurait fallu s’y attendre car sauf à partir pour vraiment changer de vie, voyager pendant un an et revenir à son point de départ ne fait que mettre en pause la vie que l’on avait avant.

A l’inverse, les enfants sont heureux d’avoir retrouvé leurs habitudes, leurs copains, leur école et ne veulent pas entendre parler d’un nouveau départ. La réadaptation aux horaires scolaires n’a posé aucun problème et leur niveau n’a pas du tout été affecté par cette année à distance.

Du fait de notre retour pendant les vacances d’été, beaucoup de personnes l’ont comparé à leur propre retour de congés. Mais, cela n’a vraiment rien à voir. Un retour de vacances signifie généralement la reprise d’habitudes juste mises de côté. Un tour du monde aussi long vous a fait changer de vie, de rythme, de priorités. Revenir signifie non seulement de nouveau un changement de vie complet à assumer mais en plus s’assimile à un retour en arrière. Il faut repasser d’une vie quasi-idéale, libre, passionnante, à une vie plus routinière, monotone et parsemée de contraintes. Et quand bien même c’est la vie « normale », il est compliqué de reprendre la vie d’avant après avoir connu « ça ».
Mais un tel voyage doit pouvoir se refermer, il faut savoir tourner la page pour en garder le meilleur (mais bon, franchement, c’est dur !!).
Moralité, le retour se doit d’être anticipé et préparé.

Pour l’instant, faute de nouveau projet ou de nouvelle « carotte », nous semblons avoir perdu cette énergie incroyable qui, pendant une année, nous a fait vivre si intensément et réaliser des choses fantastiques. Aujourd’hui, il y a clairement un manque de peps, d’envie. Facteur aggravant, alors que nous « mourons » d’envie de revivre notre aventure en la partageant, il est quasi-impossible d’en parler même avec les très proches car il semble que ce soit une expérience impossible à comprendre si elle n’est pas vécue. La plupart du temps, nos interlocuteurs posent deux, trois questions (souvent les mêmes : quel est ton meilleur souvenir, le pays que tu as préféré ?), éventuellement, on retrace notre parcours mais rapidement, la conversation bifurque vers les petits soucis quotidiens.

Les seules fois où nous avons pu nous retrouver dans notre voyage et dans les émotions, c’est en partageant des moments avec d’autres tourdumondistes. Les histoires, le vécu, les sentiments, les envies sont alors communs et peuvent se partager. De façon évidente, une telle expérience fait rêver mais elle ne peut être comprise si elle n’est pas vécue.

Les relations avec les autres sont aussi devenues compliquées. Pendant un an, nous avons croisé des regards surpris, parlé avec des gens avides de nous connaître, de savoir d’où nous venions, ce que nous faisions là. Certains nous ont même invités chez eux et les simples « bonjour » étaient systématiquement retournés avec un grand sourire. Forcément, ce qui nous choque le plus depuis notre retour, c’est l’agressivité permanente et la tension qui règnent en région parisienne. Le moindre écart, le moindre regard, la moindre remarque peut rapidement tourner à l’insulte voire à l’agression alors que pas une fois pendant notre tour du monde, nous n’avions ressenti la moindre animosité. Il y a aussi l’indifférence et l’individualisme accentués par une certaine peur de l’autre alors qu’au cours de notre voyage, il était si simple de rencontrer et de discuter avec de parfaits inconnus.

Dans un de mes derniers billets, j’écrivais que je ne pensais pas avoir changé mais finalement, je me rends compte que j’ai terriblement changé. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ? Une partie de moi est définitivement restée ailleurs. Dans le désert australien ? Sur une plage de Polynésie ? Près d’une montagne Néo-Zélandaise ? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est que nous ne voyons plus les choses comme avant. Les petites choses qui agaçaient tant, indiffèrent aujourd’hui. Je prends les choses avec plus de recul et je relativise bien mieux. Je sais qu’il existe une autre vie, plus simple, plus saine et je vais essayer de la retrouver dans ma vie de tous les jours.

Il y a eu récemment un reportage très intéressant sur David Beckham qui, avec des amis, s’est offert un road trip en Amazonie où il a rencontré des gens simples ayant une vie simple. Comme lui disait une de ses rencontres : « notre vie est simple mais elle est heureuse, nous n’avons que des besoins (manger, dormir, aimer) pas de désirs ». Cela a brusquement fait remonter des émotions un peu enfouies.

Il a longtemps été difficile, voire même impossible, de se plonger dans les photos sans ressentir une certaine mélancolie. A chaque fois, c’était la boule dans la gorge et limite les larmes aux yeux. Cette période est désormais passée et nous travaillons sur des albums, des vidéos voire même peut être plus tard sur un livre. Le tri des photos permet de revivre tous les moments forts et parfois oubliés. A ce titre, la mémoire est incroyable : sur certaines photos, nous sommes même capables de dire quelle chanson passait à la radio.

Sauf à gagner au loto ou a vraiment tout lâcher, il est impossible de prolonger indéfiniment une telle aventure. Il faut donc arriver à se satisfaire d’avoir pu vivre cette expérience si exceptionnelle et se projeter vers d’autres projets. Désormais, nous allons nous concentrer sur les études des enfants, sur nos parents mais aussi, et c’est incontournable, sur le prochain voyage …

 


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14 août 2014 : le bilan, enfin !!

Quelle année formidable, incroyable, inestimable, inoubliable !!! Il va nous falloir encore du temps pour digérer tout ça et surtout nous remémorer tout ce que nous avons fait.

Ci-dessous, un petit bilan qui pourra servir – j’espère – à de futurs voyageurs.

Quelques statistiques :
– 12 pays visités,
– surement plus de 120.000 kms parcourus,
– 50 vols soit plus de 110 heures passées dans les airs (plus de 4,5 jours !!),
– 91 jours de location de voiture, 5 ferrys, 3 trains,
– 88 jours en camping-car, près de 10.000 kms parcourus,
– des vélos, des scooters, des tuk-tuk, des bémos, des skytrains, des métros,
– 193 nuits d’hôtels, 62 nuits en pensions ou gîtes,
– plus de 44.000 photos, plus de 3.000 vidéos,
– au 12 août : 56.000 pages lues sur le blog, 1461 commentaires.

Nous n’avons pas compté :
– les heures passées à faire l’école,
– les heures passées à randonner,
– le nombre d’heures passées à jouer au petit dada,
– le nombre d’heures passées à Subway Surfer,
– les heures passées dans la mer,
– le nombre de fois qu’Isa a fait les valises,
– le nombre de poulets et les kilos de riz mangés,
– les heures passées dans les aéroports,
– le temps perdu aux passages de douane.

Les indispensables :
– le pèse valises,
– le bouchon à évier,
– les pinces à linge.

Au rayon pertes :
– une Nintendo 3DS et ses jeux …
– 1 porte GPS,
– 2 casquettes,
– 1 CD.

Au rayon casses :
– un appareil photo de poche,
– 3 paires de sandalettes,
– 3 paires de tongs,
– 1 rétro de camping-car,
– 4 paires de lunettes à 5 $ et 2 autres très chères,
– une paire de lunettes de vue.

Au rayon galères :
– une appendicite à Papeete,
– un vol annulé cause grève (Nouvelle Calédonie),
– une valise perdue mais retrouvée le lendemain.
Finalement, ça aurait pu être pire …

On ne va pas regretter :
– le poulet et le riz,
– les douches des campings,
– les toilettes des campings,
– les sandalettes,
– les pantalons de randonnée sans forme,
– les sandflies australiens,
– les moustiques polynésiens.

On va regretter :
A part la liste ci-dessus : TOUT !!

L’école autour du monde :
Pendant cette année, Chloé aura fait sa 4e et Yann, son CM2.
Les cours du CNED sont très bien faits, le suivi du programme est aisé même pour des non-professeurs comme nous. Le seul vrai problème fut le poids des livres : 30 kgs pour les deux !!
Avec Isa, nous nous sommes « répartis » les enfants. Chloé avec moi et Yann avec elle. Ce ne fut pas toujours facile et ce fut même la principale cause de disputes !! Pas toujours évident de mettre les enfants au travail lorsque l’on est au bord d’une plage sublime où au terme d’une journée de balade.
Petit à petit, Chloé a grignoté son indépendance et son autonomie. Tant et si bien qu’à la fin, mon rôle ne se limitait plus qu’à organiser le planning et juste vérifier que tout a été bien fait et compris. Mais les résultats ont été au rendez-vous : 16 de moyenne générale et un passage avec les félicitations !!!
Pour Yann, Isabelle a toujours été présente, âge oblige. Mais Yann a toujours mis de la bonne volonté et a été très appliqué. Lui aussi passe facilement en 6e avec les félicitations de sa maîtresse.
La communication avec le CNED est parfois difficile. Pour la partie collège, aucun problème mais pour la partie primaire, mieux vaut être patient car les réponses ont toujours pris beaucoup de temps …
Les contraintes du CNED sont parfois incompatibles avec celles d’un tour du monde : la remise des devoirs oraux à date fixe s’accorde parfois mal avec certains pays sans internet. Il faut alors prévoir et/ou s’adapter.

Budget :
Le point noir, on l’a explosé de plus de 30% !!!
La principale raison, c’est que nous avons voulu profiter de tout à fond et que nous ne nous sommes rien refusé. C’est le poste « excursion » que nous avions clairement sous-estimé. Mais, heureusement, en comptable que je suis, des réserves avaient été prévues.

Alimentation :
Trouver de quoi manger correctement, surtout avec les enfants, fut notre plus gros problème. Difficile de trouver de la bonne bouffe pour nous autres français : ras le bol du poulet/riz asiatique, des fish and chips néo-zélandais, etc.
Globalement, c’est le règne de la malbouffe partout … Finalement, mis à part les bons restos un peu chers, les meilleurs repas sont principalement ceux que nous avons pu faire nous-mêmes.

Logement :
Nous avions quasiment réservé tous les logements à l’avance et ce choix, nous ne le regrettons pas, loin de là. Cela nous a permis non seulement de bénéficier des meilleurs tarifs mais en plus, nous ne perdions pas de temps à chercher où dormir le soir.
Les logements que nous avons préférés sont sans aucun doute les pensions de famille et les gîtes. Quel plaisir de partager les repas et de lier connaissance avec de nouvelles personnes.

Activités :
Là, clairement, nous nous sommes vraiment fait plaisir. Je crois que tout ce qui était possible de faire, nous l’avons fait. Excursions, activités à sensations ou pas, … nous ne nous sommes rien refusés. Cette année devait être inoubliable, nous avons tout fait pour.

Vie de famille / Promiscuité :
Vivre 24h/24 ensemble était notre souhait mais aussi une de nos craintes. Finalement sans raison, car ce fut au final un vrai bonheur et une vraie chance. Aujourd’hui, nous nous connaissons par cœur. Tout ne fut pas toujours rose mais les prises de tête n’ont jamais duré trop longtemps. Nous avons découvert de nouvelles facettes de nos enfants alors que nous pensions les connaitre par cœur.

Les enfants autour du monde :
A notre sens, Yann a l’âge idéal pour une telle aventure (10 ans). Enthousiaste, il a été capable de tout faire, même les randonnées les plus exigeantes. Chloé (13 ans) est à un âge limite car au début de son adolescence ….
Mais que les conditions soient rudimentaires, archaïques ou plus confortables, nous avons été surpris par leur incroyable capacité d’adaptation.

Famille / contact :
Nous n’avons pas vraiment fait de destination « exotique ». Partout, il a été relativement simple de prendre et de donner des nouvelles. Skype et Facebook sont des outils remarquables. Et lorsque le wifi n’était pas assez performant ou même inexistant, le téléphone prenait le relais. Notre blog a fait le reste.

Destinations :
Nous ne regrettons aucune de nos destinations car nous avons pu parcourir les pays qui nous tenaient le plus à cœur. Nous les avons toutes aimées même si, au final, deux d’entre elles se détachent un peu plus que les autres : la Nouvelle Zélande et la Polynésie Française. C’est clairement dans un de ces deux pays que nous pourrions tenter notre chance si nous avions quelques années en moins.
Mais pouvoir parcourir l’Australie en camping-car, flâner en Gaspésie avec de merveilleuses personnes, découvrir Hawaii ou encore la Nouvelle Calédonie, … fut de grands moments de bonheur.

Rencontres :
Nous avions soif de découvrir de nouvelles cultures et de faire de nouvelles et belles rencontres. Je ne veux pas me lancer dans une liste exhaustive car j’ai peur d’en oublier mais nous avons rencontré beaucoup de personnes formidables et nous passerons les premières semaines de notre retour à les contacter. Il y a beaucoup de personnes que nous avons envie et hâte de revoir.

Linge :
Nous ne sommes pas partis avec trop de linge, les laver régulièrement était donc nécessaire. Sur toute la partie asiatique, il a été assez facile de trouver des endroits pour les faire laver à des prix défiant toute concurrence.
Pendant nos road-trips en Australie et en NZ, tous les campings disposent de lave-linges et de sèche-linges. Ensuite, on se débrouille mais la plupart du temps, Isa faisait le lavage à la main.

Le blog :
Dès le début, l’idée du blog s’est imposée. Les objectifs étaient multiples : conserver une trace, garder un lien avec nos proches et, éventuellement, partager notre aventure.
Je crois pouvoir dire que notre blog a eu du succès au-delà de nos attentes : à ce jour plus de 56.000 vues et en moyenne plus d’une centaine de visiteurs quotidiens. Grâce au blog, nous avons lié des contacts avec des gens que nous ne connaissions pas. Nous avons aussi renforcé des amitiés naissantes.
En contrepartie, s’astreindre à tenir un blog au quotidien est très fastidieux et prend beaucoup de temps, surtout quand on a envie de bien faire. J’avoue avoir eu plusieurs fois envie de lâcher un peu mais les commentaires et les encouragements reçus tout au long du voyage nous ont toujours donné la force et la motivation de continuer.
Au final, nous avons un formidable recueil de notre aventure. Et si l’envie reste telle quelle, peut-être y aura t’il un livre familial.

Si un sujet n’a pas été abordé, n’hésitez pas à écrire.


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2 août 2014 : notre chienne, un an après

Partir et laisser son chien derrière soi pendant un an n’est pas une décision facile à prendre. Mais nous avons eu beaucoup de chance et avons pu vivre notre aventure l’esprit tranquille car nous la savions entre de bonnes mains. Avant notre prochain billet portant sur le bilan de notre tour du monde, un petit laïus sur notre chienne Asia et sa réaction à notre retour.

A notre départ, Asia avait huit ans et compte tenu de notre périple, il était impossible de l’emmener avec nous. Non seulement à cause des 50 vols (!!) qu’elle aurait dû passer en soute mais aussi des règles de quarantaine en vigueur dans certains pays, Australie notamment.

Trouver quelqu’un pour la garder a été très difficile et ce fut même la tâche la plus compliquée de la préparation. Soit parce que un an, c’est trop long, soit parce que les exigences financières étaient démesurées : on nous demandait de payer sur un an, le tarif de garde classique pour des vacances d’une ou deux semaines, soit 10 euros par jour … Impossible.
Des tentatives de garde ont été effectuées mais notre chienne, un Jack Russell, est assurément mignonne mais elle a aussi un gros caractère et cela ne se passait pas trop bien lorsqu’il y avait des enfants.

Et puis, comme par miracle, nous avons trouvé les perles rares : Amèle et Sonia. Elles ont immédiatement adoré Asia qui s’est intégrée très rapidement. La chienne a été chouchoutée, câlinée. Tout au long de notre voyage, elles nous ont donné des nouvelles et Amèle s’assurait qu’elle ne nous oublie pas en lui parlant de nous régulièrement.

Mais la grande interrogation qui nous aura taraudé tout au long de l’année, c’est : « au bout d’un an, notre chienne nous reconnaitra-t-elle » ? Est-ce que la capacité de mémoire d’un chien est aussi longue ?

Et le grand jour est arrivé. A son arrivée, elle a semblé tout d’abord un peu perdue. Elle aura finalement mis environ 10 minutes à reconnaitre « sa » maison. Au bout d’une heure, elle avait repris toutes ses habitudes comme si de rien n’était.
Au moment du départ de sa famille d’accueil, la chienne a un peu hésité puis est revenue à sa place habituelle.

C’est incroyable, même après si longtemps, elle se rappelle absolument de tout.

Donc si vous avez un chien et que vous partez en tour du monde, même longtemps, pas d’inquiétudes, votre toutou ne vous oubliera pas. Le plus dur sera finalement de trouver votre perle rare. Je peux vous envoyer les coordonnées des nôtres en mail.


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27 juillet 2014 : J+7 après le retour

Déjà une semaine que nous sommes revenus. Cette première semaine a été consacrée à passer du temps avec nos proches, à réorganiser notre vie quotidienne mais aussi à redécouvrir le bon vin, le fromage qui pue, les pâtisseries !!!

Les trois premiers jours, occupés à tout remettre en place à la maison, sont passés très vite. Nous n’avons donc pas vraiment eu le temps de « gamberger ». Mais, depuis mercredi, ayant un peu plus de temps, le « ciboulot » se met en marche, il m’arrive alors parfois de me demander ce que je fais là et c’est quand même un peu dur …

C’est incroyable la vitesse à laquelle il est facile de reprendre les habitudes comme si rien ne s’était passé. Pareil pour notre chien, qui, malgré cette année loin de nous, a retrouvé toutes ses habitudes et est exactement comme avant.
Mais après cette année « extraordinaire », il est impossible que tout revienne « comme avant ». Face au retour vitesse grand « v » de toutes ces habitudes que nous voulions oublier, nous « luttons ». A l’inverse, les enfants semblent apprécier ce « retour en arrière ».

Nous parlons évidemment beaucoup de notre voyage. De nombreux souvenirs oubliés remontent à la surface et nous prenons conscience chaque jour un peu plus de ce que nous avons concrétisé. Aussi, au travers d’anecdotes, de petites réflexions, nous réalisons la formidable complicité qui s’est tissée entre nous. Tous ces moments passés ensemble, toutes ces petites choses qui n’appartiennent qu’à nous ont créé des liens que je pense indestructibles.

Mais il y a des manques …

Ce qui manque, ce sont ces moments de découverte mais aussi de partage que nous avons tant aimés. Durant une année, quasiment aucune journée n’était identique à une autre alors qu’ici, tout semble figé. C’est d’ailleurs cela qui frappe le plus : nous sommes partis un an en découvrant ou en faisant chaque jour quelque chose de nouveau ou de différent : des paysages, des gens, des plats, … mais ici, rien n’a changé : le journal télévisé est toujours aussi démoralisant, les gens sont toujours aussi stressés, personne ne sait plus dire « bonjour » ou même, tout simplement, faire un sourire.
Ce qui manque aussi, ce sont les liens tissés et les échanges quotidiens au travers du blog ou de facebook : l’impatience de lire les billets, les commentaires, les réactions aux photos.

Je remarque aussi que nous voyons les choses différemment. Pour ma part, c’est comme si j’étais dans une position d’observateur. Nous sommes moins « speed » et relativisons les choses avec plus de recul. J’espère que cela va durer.

Il va falloir nous trouver une « carotte », un nouveau projet car ce qui me chagrine le plus, c’est qu’il m’est difficilement envisageable de me dire qu’on pourra revivre un autre tour du monde ensemble. Non pas que je n’en ai pas envie, loin de là, mais parce que les enfants vont grandir et qu’ils doivent de nouveau se stabiliser, notamment Chloé qui a son bac dans peu d’années.
Pour l’instant, je ne vois pas quand mais si deuxième voyage il y a, ce sera forcément différent.

Les prochaines semaines vont être consacrées à la reprise du travail car après cette année d’insouciance, il faut se remettre à flot. Des montages photos et vidéos vont régulièrement venir alimenter le blog. Et à force de me l’entendre dire, peut-être vais-je aussi me mettre à l’écriture d’un livre sur notre aventure …

A bientôt !!


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19 et 20 juillet 2014 : retour au bercail

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/6038957340654636689?authkey=CKSYi-v6ypPxaQ

Notre belle aventure tire à sa fin, ce samedi 19 juillet ne sera qu’une longue journée de voyage avec 12 heures d’avion au programme pour rejoindre Londres. A l’arrivée à l’aéroport, nous apprenons que notre avion à 1h30 de retard. Celui-ci est certainement consécutif à la destruction de l’avion de Malaysia Airlines qui oblige les avions à faire un large détour. Et effectivement, notre avion évite largement l’Ukraine pour passer quasiment par Moscou. Nous pensons évidemment à toutes ces vies brisées car, de façon certaine, sans ce terrible accident, notre avion aurait lui-même emprunté ce couloir aérien car c’est la route directe entre Bangkok et Londres …

Entre les films, les repas et un peu de repos, le vol passe finalement assez vite et c’est en fin d’après-midi que nous arrivons à notre hôtel situé dans le stade de Twickenham, à une vingtaine de minutes de l’aéroport. A l’origine, il était prévu de prendre immédiatement un autre vol pour la France mais nous avons trouvé dommage d’arriver le soir et de rentrer finalement juste pour nous coucher. Cette nuit supplémentaire va nous permettre de récupérer un peu mais surtout d’arriver le matin et d’avoir une journée entière pour savourer et profiter.

Dimanche 20 juillet. Nous nous réveillons aux aurores : 4h30 !! Mais ce n’est finalement pas vraiment dur car si c’est l’heure en Angleterre, en Thaïlande, créneau sur lequel nous sommes encore calés, il est 10h30.
Nous arrivons rapidement à l’aéroport d’Heathrow qui est déjà bondé alors qu’il n’est que 6h !!! Un peu d’angoisse au début de louper l’avion, mais tout est ici parfaitement organisé et l’enregistrement est rapide. Il sera beaucoup plus long de rejoindre notre avion, ce qui est fait après avoir pris un métro express et une marche interminable.

A l’arrivée à Paris, c’est l’excitation qui domine : qui va être là ?

Nous savons que nos parents y seront, tout comme mon fidèle ami Pascal qui va nous ramener chez nous. Les bagages récupérés, nous sortons dans l’aérogare et fonçons là où nous les avons repérés par la vitre mais nous sommes stoppés d’un coup par un « Famille Peltier » tonitruant !! La suite ne sera qu’un enchainement d’émotions : deux « Isabelle » se jettent dans les bras l’une de l’autre et c’est parti pour les fontaines !!! Chloé retrouve sa copine Perrine. Puis, avec beaucoup de surprises et de joie, je vois mon poto Filou, puis Eric et « son » Isabelle. C’est top !!
Je me « jette » dans les bras de ma Maman. Nous avons tous les deux une grosse émotion et ne pouvons retenir une grosse larme en nous embrassant mais celle-là est de joie. Idem pour Isa avec ses parents. Mon Papa n’a pas changé : une pile électrique toujours en mouvement !!
Nous avons un peu de mal à réaliser qu’ils sont là pour nous et ça fait du bien. On voudrait profiter de chacun intensément mais on est un peu frustrés car on ne peut le faire qu’à moitié, ne voulant oublier personne.

Direction ensuite la maison, emmenés par mon Pascalounet (!!). Sur le chemin qui y mène, on observe. Rien ne semble avoir changé : parfois un rond-point ou un immeuble font leur apparition mais sinon, tout est comme avant.

La maison est toujours là, nos colocataires en ont vraiment bien pris soin. Nous redécouvrons notre « nid » et reprenons nos marques.

Les mamies ont préparé un bon repas et les enfants se jettent sur tout ce qui bouge !!! Après ce bon repas avec une famille retrouvée, nous commençons à tout ranger car nos affaires ont été cloisonnées dans une partie de notre sous-sol. Et le bal de la remontée des caisses commence !!! Quant à Yann, il s’est précipité pour retrouver … sa console de jeu !!!

Puis dans l’après-midi arrive un autre moment très attendu : le retour de notre chien !!! Comment va réagir notre toutou au bout d’un an ? Eh bien, un peu comme nous !! Un peu perdu au début puis excité et apparemment heureux de retrouver sa maison et ses maîtres. Après quelques instants, il semble n’avoir rien oublié et reprend ses habitudes. Nous pensons bien fort à Amèle et Sonia qui l’ont chouchouté pendant un an et qui ont rendues cette absence bien moins difficile. Ce doit être un peu dur pour elles mais c’est vrai qu’un chien n’a qu’une maison et qu’un maître.

Le soir, en regardant les photos prises à notre retour, je suis un peu déçu car je n’ai pas grand-chose. Avant d’arriver, je ne voulais rien louper et tout filmer mais finalement, j’ai tout fermé quasiment dès le début car cela aurait rendu les émotions moins spontanées et surtout j’aurais moins profité.

Nous découvrons aussi tous les messages d’amitié laissés sur Facebook ou envoyés par mail. Nos « aventures » vont apparemment beaucoup manquer. C’est vraiment formidable.

Pas de grosse fatigue le soir, nous avons quasiment déjà récupéré du décalage horaire mais c’est quand même bien bon de retrouver SON lit et SON oreiller après un an de crapahutage planétaire.


Au revoir Bangkok


Dernier vol, le 50e !!


Y a de la joie !!


Dans 10 mn, on arrive.


Retrouvailles émouvantes.


Ma maman.


La famille, les amis.


Maintenant, faut ranger !!


Pour Yann, l’essentiel est en place : la WII U !!!


Miam !!


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19 juillet 2014 : bilan de la Thaïlande

Difficile de faire un vrai bilan sur nos trois semaines en Thaïlande car nous y étions principalement pour nous reposer et profiter d’îles paradisiaques avant le grand retour.

La Thaïlande est certainement le pays d’Asie le plus rompu au tourisme. Les thaïlandais savent accueillir leurs visiteurs et ils le font toujours avec un grand sourire. Mais la contrepartie, c’est que tout y est plus cher que dans la plupart des autres pays asiatiques traversés.
Avec sa cuisine aux mille saveurs, la Thaïlande est le pays où l’on mange le mieux en Asie. C’est aussi celui où se pratique le meilleur massage : mélange de pressions, d’étirements et de palpations, on en ressort parfois fourbus mais c’est tellement bon !!

La Thaïlande est aussi le pays du « 3e sexe ». Plus connu(e)s sous le nom de « Ladyboy ». Ce sont des enfants nés « hommes » mais élevé(e)s comme des « femmes ». Ils/Elles ont un statut parfaitement reconnu et sont complètement intégré(e)s à la société Thaïlandaise. Une guide nous a expliqué l’origine de ces ladyboys. En Thaïlande, ce sont les femmes qui doivent s’occuper des parents lorsque ceux-ci deviennent trop âgés pour travailler et donc, des problèmes peuvent se poser si la famille n’a que des garçons. Pour s’assurer une vieillesse paisible, les derniers garçons sont alors élevés comme des filles.

Un autre aspect beaucoup plus pathétique de la Thaïlande, c’est son tourisme sexuel très important. Les quartiers chauds sont légions et tout se passe au vu et au su de tous. Cette situation est d’autant plus incompréhensible que la prostitution est interdite !!! Ici, pas de filles dénudées sur le trottoir mais d’innombrables bars avec des gogos danseuses très – trop – jeunes et peu farouches.
Tout comme aux Philippines, nous avons trouvé pitoyable de voir ces « vieux » touristes occidentaux aller s’encanailler aux bras de jeunes filles qui pourraient certainement être leur fille, voire même leur petite fille ….

Sur notre séjour en particulier.
Notre première île, Koh Yao Noi, est une petite île peu habitée et encore peu développée comparée à d’autres îles de Thaïlande. Il y règne donc une ambiance très tranquille et paisible d’autant plus que nous y étions hors saison. En faire le tour en scooter ne nous a même pas pris une demi-journée. Malheureusement, ce fut la saison des méduses qui nous ont un peu gâchées les baignades en mer.

Que dire de Koh Phi Phi ? Sublime. Des paysages de cartes postales, une mer turquoise et un dépaysement total. Mais c’est aussi une île archi-visitée par des milliers de noctambules en quête de lieux pour faire une fiesta sans fin. Très rodée au tourisme, elle propose d’innombrables activités et les sollicitations sont très nombreuses. Pour nous, ce ne fut pas vraiment oppressant car non seulement nous étions dans la partie tranquille de l’île et, comme indiqué précédemment, nous y sommes de plus allés en basse saison. Mais cette île doit rapidement devenir invivable entre décembre et avril.

Notre semaine à Ao Nang/Krabi a aussi été très agréable. Nous étions cette fois-ci sur le continent dans une station balnéaire elle aussi rompue au tourisme. Pour séjourner, la ville d’Ao Nang semble plus propice que celle de Krabi en raison de l’offre de restaurant et de magasins de toutes sortes de son bord de mer. Mais le « harcèlement » systématique devient vite fatigant.

L’avantage de venir dans cette partie de Thaïlande en cette période, c’est qu’il y a beaucoup moins de touristes, nous sommes donc un peu plus « chouchoutés » et il y a peu de temps d’attente pendant les différentes activités. Mais l’inconvénient, c’est que la météo est capricieuse. Il peut faire très beau puis, d’un coup, un orage peut éclater. Il peut aussi pleuvoir des jours entiers. Les activités maritimes sont limitées car en raison des pluies, la visibilité sous l’eau est très réduite, voire nulle. Donc les fans de plongée et de snorkeling risquent d’être déçus d’autant plus que tout peut être annulé au dernier moment en raison de la houle …

Mais pour nous, rien ne pouvait gâcher ces derniers moments de notre voyage même si dans nos têtes, nous étions déjà un peu moins en voyage et un peu plus sur le retour.

Est venu le moment des dernières photos de la série « T-shirt » :