Les Peltier Autour du Monde

Vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie


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7 mars 2014 : Cadbury World, Otago Peninsula


Otago Peninsula

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5987922884552911681?authkey=CMWi0I_5kOraswE

Nous commençons notre journée au « Cadbury World », situé en plein centre-ville, qui va nous permettre de visiter l’usine de chocolat Cadbury. Nous espérons que ce sera intéressant et surtout qu’il y aura quelques séquences dégustation !!
Notre guide, très joviale, va nous emmener sur différents niveaux de l’usine en nous montrant tous les processus allant de la fabrication du chocolat à la mise en boite. Mais rapidement, il faut « évacuer » Yanou qui ne se sent pas bien. Il est très incommodé par les fortes effluves de chocolat et manque de « tomber dans les pommes » … Règle de sécurité oblige, il doit être évacué en fauteuil roulant !!!
Isabelle reste à ses côtés tandis que nous poursuivons la visite avec Chloé. Mais ils ne manqueront finalement pas grand-chose car nous sommes un peu déçus : si nous avons pu voir les machines qui fabriquent les chocolats, nous n’en verrons aucune en fonction, sauf par vidéos interposées.
Le meilleur moment restera celui où nous entrerons dans un énorme silo pour voir tomber une tonne de chocolat en moins d’une minute !!!

Par contre, il a été très intéressant de découvrir l’origine du développement du chocolat en Europe. C’est le conquistador Cortes qui, en rencontrant un chef aztèque a eu l’occasion de découvrir cette « drôle » de boisson chaude, source de santé et de vitalité selon les aztèques. Il ramènera des fèves de chocolat quelques années plus tard et fit part de sa découverte à la cour d’Espagne. Christophe Colomb aurait pu le devancer car lui aussi avait ramené des sacs de fèves quelques années avant. Mais comme ces sacs, il les avait volé, il ne sut quoi faire de ces graines bizarres, le tout fut alors jeté !!!
La cour d’Espagne a longtemps gardé confidentielle cette boisson mais suite au mariage d’une des sœurs du roi d’Espagne avec le roi Louis XVIII, le chocolat fut introduit en France avant de se répandre partout en Europe.

Après la visite de l’usine, nous faisons un détour par la boutique, et, étrangement, Yanou a repris toutes ses couleurs !!

Nous prenons ensuite la direction de « l’Otago Peninsula » située à un vingtaine de kms de Dunedin. Cette péninsule est non seulement un havre de verdure mais aussi une réserve où des bénévoles essaient de préserver la vie animale. Albatros, « yellow eyed » pingouins et otaries sont ainsi protégés.
La route pour s’y rendre suit la cote. Nous traversons de nombreux petits villages colorés et passons à côté d’innombrables maisons de pêcheurs. Arrivés tout au bout de la route après d’innombrables virages, nous prenons tout à bord le temps de pique-niquer face à un paysage incroyable. Repus, nous partons nous promener et allons observer plusieurs otaries qui se lovent au soleil. Nous passons ensuite de l’autre côté de la falaise et pouvons de nouveau observer des otaries, dont des nouveau-nés, soumis à une mer déchainée.

Sur le chemin du retour, nous grimpons une colline pour essayer d’apercevoir le château de « Larnach Lodge », le seul château de Nouvelle Zélande, mais celui-ci est caché. Pas grave, nous nous contenterons des photos des dépliants touristiques.

Demain, journée très cool avec juste la visite du centre de Dunedin au programme, les enfants vont pouvoir faire la grasse matinée !!


L’entrée de l’usine Cadbury.


Les premiers chocolats fabriqués par M. Cadbury.


Je sais, je sais …


Un des premiers camions laitiers.


Une voiture de livraison du début des années 1900.


Les maisons de pêcheurs de « l’Otago Peninsula ».


Le bout de la Péninsule, notre « cantine » du jour.


Une otarie et non pas un phoque (l’Otarie marche sur ses 4 membres, le phoque rampe).


La Péninsule vue d’un sommet.


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6 mars 2014 : de Kaka Point à Dunedin

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5987552774341123921?authkey=CLS8ooDnkZ64xgE

Départ tranquille ce matin car notre journée d’hier a été très intense.

Mais c’est enfin sous un franc soleil que nous partons et ça fait vraiment du bien. Nous poursuivons et finissons aujourd’hui la « Scenic Southern Route » en arrivant à Dunedin. La route depuis Kaka Point est encore très belle, nous longeons tout d’abord la mer, qui semble avoir ici une puissance énorme, puis passons ensuite par de nombreux vallons. La route scénique nous permet d’échapper aux nombreux camions et nous fait découvrir de nouveau des paysages de bords de mer où, pour la première fois en Nouvelle Zélande, nous pouvons regarder des surfeurs.

Nous arrivons à Dunedin suffisamment de bonne heure pour déjeuner sur une belle terrasse ensoleillée. Nous sommes sur la place centrale de la ville qui s’appelle l’« Octagon Place », du nom de sa forme très particulière. Franchement, je compatis avec tous nos amis qui ont un temps froid et/ou pourri depuis des mois car nous, cela ne fait qu’une semaine et ça nous fait un bien fou.

Ce sont des écossais qui sont venus s’installer ici les premiers et tout rappelle ce passé calédonien que ce soit les maisons ou les noms de rue. A sa création, la ville s’appelait « New Edimburgh » avant de prendre son nom définitif qui est en fait le nom celtique de la capitale écossaise.

Nous partons ensuite rapidement au camping où c’est opération « rangement » car nous allons faire partir un beau colis pour nous alléger avant de retourner en Australie. Demain, visite de la ville et de l’usine Cadbury au programme.


Dunedin.


La superbe gare de Dunedin.


L’Octagon place.


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5 mars 2014 : d’Invercargill à Kaka Point, Waipapa Point, Slope Point, Curio Bay, Niagara Falls, Purakaunui Falls, Nugget Point


Nugget Point – Région des Catlins

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La journée promet d’être bien remplie, nous allons traverser la région des « Catlins » et beaucoup d’arrêts sont prévus. Cette région correspond à la partie la plus au sud de la région d’Otago. Elle se trouve, en gros, entre les villes d’Invercargill et de Dunedin. Grâce à son accès maritime, ce fut une des premières régions de NZ à se développer au tout début des années 1800 et puis son âge d’or s’est arrêté avec l’arrivée du chemin de fer.

Notre premier arrêt se fait au « Waipapa Point ». Pour y accéder, nous devons emprunter sur les derniers kms une « Gravel Road », une sorte de route faite sur des graviers. Le camping-car passe sans problème mais ça rebondit de partout à l’intérieur avec un vacarme assourdissant. A cet endroit se trouve un vieux phare qui a été construit après que s’y soit déroulé le naufrage le plus grave de toute l’histoire de la Nouvelle Zélande. En 1881, le S.S. Tararua s’est échoué sur les récifs de cette partie de la côte. Bilan : 121 morts et 20 rescapés. Face à l’ampleur de la tragédie, un cimetière spécial a été dressé à une poignée de km de là.
Sur la plage, nous avons la chance de pouvoir observer quelques phoques qui restent là impassibles à se faire dorer au soleil.

Le deuxième arrêt, quelques kms plus loin, nous mène à « Slope Point ». Nous y accédons après une revigorante balade d’environ 20 mn en bord de mer. Comme je l’indiquais hier, Slope Point est le point le plus austral de l’île du sud. L’antarctique est à 4.800 kms et l’Equateur quasiment à la même distance. Nous comprenons aussi pourquoi Stirling point est beaucoup plus visité car l’accès à Slope Point se fait une nouvelle fois par une « gravel road » mais cette fois-ci pendant une 20aine de kms …
L’endroit est sublime, la mer tape sur des falaises abruptes avec un bruit assourdissant. Un panneau a été dressé pour symboliser le lieu et comme tout le monde, nous l’immortalisons par de nombreuses photos.

Le troisième arrêt est à Curio Bay. A cet endroit, il y a deux attractions majeures. La première est quelque chose dont je n’avais jamais entendu parler : il s’agit d’une forêt fossilisée. Il n’y en a apparemment que deux ou trois au monde. Ici se trouvent donc les fossiles d’une forêt qui a existé il y a 180 millions d’années. Au début, c’est assez difficile à reconnaitre et puis après un peu d’observation, on reconnait des troncs et des souches, le tout sous forme de fossiles, donc de cailloux, incroyable.
Mais nous sommes vraiment chanceux aujourd’hui car nous pouvons aussi admirer deux pingouins parmi les plus rares au monde : les « Yellow Eyed ». Alors qu’habituellement, ils ne sont présents qu’en fin de journée, deux de ces animaux sont restés sur la plage à se prélasser au soleil. Et ces deux énergumènes ne semblent pas vraiment faire grand cas de tous ces bipèdes qui rôdent autour d’eux.

Après un déjeuner rapide sous un – petit – rayon de soleil, nous repartons pour l’arnaque du siècle !! Un « petit rigolo » ou un « génie du marketing » s’est amusé à nommer pas très loin des chutes sous le nom de « Niagara Falls ». Intrigués comme beaucoup, nous faisons le détour et admirons …. une minuscule cascade. Joli coup d’humour en tout cas car ces chutes sont présentes sur tous les plans et dans beaucoup de guides.

Le cinquième arrêt se passe au « Florence Hill Lookout », un superbe panorama sur la baie de « Tautuku ». A cet endroit, et lorsque c’est la saison, les surfeurs du monde entier viennent se frotter à des vagues géantes. A priori, ce n’est pas la saison, la plage est superbe mais aucun surfeur n’est en vue.

Le sixième arrêt se fait aux chutes d’eau les plus photographiées de NZ, les « Purakaunui Falls ». Encore une fois, le chemin pour y accéder n’est pas le plus facile et c’est une nouvelle fois via une « gravel road » assez pentue que nous y accédons. Ces chutes sont les chutes d’eau les plus utilisées pour les calendriers néo-zélandais. Et c’est vrai qu’elles sont superbes (cf photo). Avant d’y arriver, une jolie promenade a été parfaitement aménagée dans la forêt où les oiseaux sifflent de façon remarquable.

Le septième arrêt se fait à Nugget Point. Après une marche d’un km le long d’une falaise abrupte, nous arrivons près d’un phare et surtout d’un panorama exceptionnel sur la mer de Tasmanie. Des rochers, les « Nuggets », sortent de l’eau et sont battus par les vagues.

Le huitième et dernier arrêt se fait à « Roaring Bay » avec l’espoir de voir de nouveau des pingouins qui sont, à cet endroit, extrêmement protégés. Il faut aussi savoir que cette race de pingouins est celle qui est la plus en danger d’extinction. Ici vivent une vingtaine de couples avec leurs petits et gare à ceux qui viendraient les déranger …

Après une telle journée, nous sommes impatients de nous installer à notre camping dans la ville de « Kaka Point » et de pouvoir souffler. Demain, nous entamons notre remontée vers le nord, direction Dunedin.


Waipapa Point.


Et ses phoques.


Des moutons, encore des moutons, toujours des moutons …


Si, si, Chloé peut sourire le matin !!


Les falaises de Slope Point.


Slope Point, le point le plus austral de l’île du sud.


Ca doit souffler un peu par ici !!


Un des pingouins de Curio Bay.


Et l’autre.


Un tronc d’arbres fossilisé.


Et une souche fossilisée.


Toujours à Curio Bay.


Attention les yeux …


Voici les chutes du Niagara de NZ !!


Tautuku Bay vue du « Florence hill Lookout ».


Les « Purakaunui Falls ».


Après la haie de soutien-gorges, la haie d’enjoliveurs. Un peu moins glamour …


Le phare de « Nugget Point ».


Et ses « Nuggets ».


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4 mars 2014 : de Te Anau à Invercargill, Bluff, Scenic Southern Route


Stirling Point

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Après trois jours passés dans les Fjordland, nous reprenons la route et poursuivons notre descente vers le sud. Direction Invercargill, la ville la plus australe du pays.

Depuis Queenstown, nous empruntons sans le savoir la « Scenic Southern Route ». Cette route, longue de 610 kms, a été créée en 1985 par les habitants de la ville de Tuatapere qui ont souhaité faire partager tous les attraits de cette partie de NZ. Et je confirme que cette route est un itinéraire idéal pour découvrir tout ce que cette sublime île du sud a à nous montrer que ce soit au niveau naturel, culturel ou sportif.


La « Southern Scenic Route ».

Sur la quasi-totalité de la route, nous découvrons la Nouvelle Zélande rurale. Finies les montagnes, ce sont désormais de très longues plaines que nous traversons. Et autant, l’île du nord était l’île des vaches, autant l’île du sud est celle des moutons, il y en a partout !!!! C’est même parfois impressionnant le nombre de moutons qu’il y a dans les pâturages.
Nous savions que l’île du sud n’était pas très peuplée mais cela reste surprenant : les villes traversées se comptent sur les doigts des deux mains et nous ne croisons que très peu de voitures, la plupart d’entre elles étant conduites par des touristes comme nous !!

Pour les accros du seigneur des anneaux, nous passons au-dessus de la rivière « Waiau » qui est la rivière où a été filmée la scène qui montre l’ami de Gollum récupérer le « précieux ». Un peu plus loin, nous passons devant une très vieille école, la « Otahu Flat », qui date de 1913. Le bâtiment est si petit qu’il ne devait contenir qu’une poignée d’élèves. Encore un peu plus loin, nous arrivons au « Clifden Suspension Bridge », construit en 1899. Ce pont suspendu a permis, jusqu’en 1978, de traverser la « Waiau River » avant qu’un pont moderne ne le remplace. Rénové en 2010, il est aujourd’hui l’occasion d’une pause sur la route qui nous mène à Invercargill.
Au gré de la route, nous traversons les villes de Tuatapere, auto-proclamée capitale néo-zélandaise de la saucisse, Orepuki avec sa statue de surfeur un peu kitsch ou encore Riverton.

Nous faisons un arrêt au « Mc Cracken’s rest », un beau panorama donnant sur la mer de Tasmanie que nous longeons depuis quelques kilomètres. A cet endroit, il est indiqué qu’il est parfois possible de voir des « Hector’s Dolphins », des petits dauphins en voie de disparition, mais la mer est terriblement déchainée et nous n’en verrons aucun. Le lieu doit par ailleurs être très venteux au vu de la forme des arbres (cf photo).

Nous arrivons en début d’après-midi à Invercargill mais avant de nous poser, nous la traversons et poursuivons notre route jusqu’à l’extrême pointe sud de l’Australie et plus précisément jusqu’à la ville de Bluff qui a connu son heure de gloire au moment de la ruée vers l’or. Elle est désormais connue pour être le point de départ des ferrys à destination de Stewart Island, une île classée parc national sur 85% de sa surface et un véritable paradis ornithologique.

Nous commençons par le « Bluff Hill Lookout », un panorama que notre camping-car aura un peu de mal à atteindre à cause de son dénivelé. La vue est sublime et domine toute la région à 360 degrés. Nous avons notamment un superbe point de vue sur Stewart Island. Mais il y a un vent terrible qui nous glace les os. Nous repartons rapidement et rejoignons un peu plus loin le « Stirling Point » qui lui aussi, s’est auto-proclamé le point le plus austral de la NZ. Mais c’est inexact car ce point le plus austral se situe à une soixantaine de kms de là, à « Slope Point », que nous irons voir demain.
Mais comme « Stirling Point » est beaucoup plus accessible et que cela se joue à quelques mètres, c’est cet endroit qui est le plus visité. D’ailleurs, il est parfaitement aménagé et peut accueillir des bus. Le lieu est superbe : il est au bout de la ville, à la sortie du port. A partir de ce point, la prochaine terre, c’est l’Antarctique, à 4.810 kms…

Nous retournons ensuite sur Invercargill où après avoir fait les courses, nous faisons un petit détour pour admirer la magnifique « Water Tower », un château d’eau classé monument historique qui date de 1889. Nous nous baladons un peu dans la ville. Invercargill est une très grande ville qui compte plus de 50.000 habitants mais elle nous fait une assez mauvaise impression, comme si c’était une ville qui était en train de mourir et qui dépérit petit à petit.

Demain, ce sera une grosse journée de balade avec beaucoup d’endroits à visiter.


Bêêêêêêêêêê


La rivière Waiau.


Bêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêê


L’école qui date de 1913.


Le Clifden Suspension Bridge.


Sans commentaires.


Ca souffle un peu par là on dirait !!


Le surfeur de la Colac Bay.


Le centre-ville de Bluff.


La vue du panorama. Stewart island.


Stirling Point.


Un des panneaux les plus photographiés de stirling Point.


La Water Tower d’Invercargill.


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3 mars 2014 : Doubtful Sound


Doubtful Sound

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Deuxième excursion en deux jours dans cette très belle, et très arrosée, région des Fjordland. Mais ce parc national, qui est le plus grand du pays, le mérite largement. Même si cela parait difficile, la balade d’aujourd’hui promet d’être encore plus grandiose que celle de Milford Sound.

Le réveil est de nouveau un peu dur car il fait toujours aussi froid : 6 degrés dehors et pas beaucoup plus dans le camping-car… L’excursion du jour nous a été présentée comme étant celle qu’il fallait absolument faire. Pour l’agence, elle est même à faire avant celle de Milford Sound. En tout cas, elle sera longue car elle va nous prendre toute la journée.

Nous commençons par prendre un bus qui va nous emmener à vingt minutes de notre camping dans la ville de Manapouri pour prendre le premier bateau de la journée. Une fois embarqués, nous naviguons pendant 50 minutes sur le lac … de Manapouri. Tout au long de cette première croisière, nous admirons les très hautes collines verdoyantes qui nous entourent, c’est très beau mais sans être vraiment spectaculaire. Nous sortons de temps en temps sur le pont prendre des photos mais il fait vraiment très froid et il est impossible de rester trop longtemps dehors. Nous prenons aussi le temps d’admirer les lointains sommets qui ont été complètement enneigés par les dernières intempéries.

Nous arrivons à « West Arm », là où se situe le point d’entrée de l’eau de la centrale hydro-électrique de Manapouri. Notre première étape consiste d’ailleurs à aller visiter les tréfonds de cette centrale. Ce qui est assez inhabituel mais pas le moins intéressant car c’est quelque chose que l’on voit rarement. Pour nous y amener, le bus va emprunter un long tunnel souterrain creusé dans la montagne. Nous descendons à plus de 200 mètres sous terre. Là, nous pourrons visiter une salle remplie de turbines. Dès l’entrée, cela me fait penser à un décor d’un film de James Bond (cf photo) !!
L’idée de cette centrale a germé en 1904 mais elle n’aura fourni ses premiers kilowatts qu’en 1969 !!! Entre ces deux dates, il a été nécessaire de creuser de très nombreuses infrastructures dont notamment deux tunnels pour le parcours de l’eau mais aussi, les 22 kms de « la passe de Wilmot », la route la plus chère de toute l’histoire de la Nouvelle Zélande. Comme il était impossible de passer par le lac, la construction de cette route fut le seul moyen d’apporter sur place tout le matériel nécessaire à la construction de cette œuvre titanesque.

L’avantage d’être sur une route logistiquement importante, c’est qu’elle est parfaitement entretenue et nous l’empruntons pour rejoindre le port où nous allons embarquer sur un second bateau pour, cette fois-ci, naviguer dans le Doubtful Sound. La route passe par un col et les paysages qu’elle emprunte sont grandioses : des cols enneigés, des chutes d’eau somptueuses, une végétation luxuriante. Un peu partout sont posés des pièges contre un des pires nuisibles du pays : la fouine. Cet animal, qui a bien failli faire disparaitre l’emblématique kiwi, s’attaque aussi aux nids d’oiseaux.

Une fois installés dans le second bateau, c’est parti pour une croisière d’environ quatre heures au cœur d’un véritable paradis terrestre. Doubtful Sound est différent de Milford Sound : il est beaucoup plus grand et surtout beaucoup plus large. Doubtful Sound propose moins de chutes d’eau mais les siennes sont ici généralement plus grandes et plus hautes. Aussi, grâce à une bien meilleure visibilité, nous n’avons cessé d’admirer les cimes enneigées des hautes montagnes environnantes.
Pendant la traversée, nous avons eu la chance de pouvoir observer des grands dauphins qui se sont amusés à nous suivre de longues minutes. Nous avons aussi aperçu subrepticement des pingouins mais il faut vraiment faire vite, car ceux-ci, timides, plongent et disparaissent très vite.
Une montagne porte les stigmates d’un énorme tremblement de terre qui a eu lieu dans les années 1700, c’est très impressionnant car la montagne est complètement fissurée de haut en bas.
Tout comme hier, nous avons navigué jusqu’à la mer de Tasmanie avant de faire demi-tour.
Sur le chemin du retour, le bateau va également s’arrêter puis couper ses moteurs, il sera demandé à tout le monde de faire le silence le plus complet et, pendant 3 minutes, le silence fut roi.

Ma première réaction a été de me dire que Doubtful Sound était plus beau mais néanmoins moins spectaculaire. Mais au bout des 4 heures, il est vraiment difficile de donner une préférence tellement ces deux endroits sont des joyaux de la nature.

Au terme des 4 heures de traversée, nous avons repris le même chemin mais à l’envers, c’est-à-dire 30 mn de bus via la « Wilmot Pass » puis 50 mn de bateau sur le lac de Manapouri. C’est fourbu et saoulé par l’air marin que nous rentrons au camping-car mais la journée restera belle dans nos mémoires car nous avons une nouvelle fois fait une « orgie » de nature.

PS : bonne fête à toutes les Mamies !!


Encore un bel arc en ciel à notre départ ce matin.


Une partie de l’usine hydro-électrique.


La salle des turbines.


Lorsque le Premier Ministre de l’époque a déclenché la dernière explosion, l’explosif avait été surdosé !!


L’entrée de Doubtful Sound.

Doubtful Sound.


Doubtful Sound.


Chutes d’eau à Doubtful Sound.


La sortie de Doubtful Sound ou l’entrée, ça dépend !!


Ca caille grave sur le pont.


Belle surprise avec l’arrivée de ces dauphins.


Doubtful Sound.


La fêlure de la montagne suite au tremblement de terre.

A gauche, une superbe chute d’eau, à droite la fissure de la montagne.


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2 mars 2014 : Milford Sound


Milford Sound – région du Fjordland

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Aujourd’hui, il a fait un temps pourri et pourtant, sans cette météo exécrable, nous n’aurions jamais pu passer une journée si formidable. Va comprendre Charles …

La première de nos deux excursions dans la région va nous mener à Milford Sound. C’est une des destinations que j’attends avec impatience depuis la préparation de notre voyage car c’est assurément un des plus beaux paysages du monde avec une Nature dans toute sa splendeur.

Mais tout d’abord un peu d’explication sur la différence entre un « fjord » et un « sound ». « Milford Sound » devrait en fait s’appeler « Milford Fjord » !! En effet, un « fjord » est créé par un glacier qui, en reculant, laisse le champ libre à la mer pour s’installer (ce qui est le cas ici) alors qu’un « sound » est créé par une rivière. Pourquoi ce nom de « Milford Sound » ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’une erreur humaine !! Cette erreur a ensuite été un peu corrigée en appelant toute cette région le « Fjordland ».

Mais la journée commence mal : il pleut et les nuages sont très bas. Nous essayons de positiver en gardant en tête ce que l’agence nous a dit hier : «Milford Sound, c’est encore mieux quand il pleut car il y a des centaines de chutes d’eau. Quand il fait beau, il n’y en a que deux !! ». A voir …
Nous prenons un bus pour rallier les 120 kms qui nous séparent de la ville de Milford Sound car je voulais profiter du paysage en toute tranquillité. Sur toute la distance, nous ne traverserons pas une seule ville.

Le début du parcours nous fait traverser tout d’abord des plaines puis une superbe forêt pluviale. Le premier arrêt nous permet de prendre des photos d’une magnifique plaine dorée avec en fond les montagnes de Milford. Tout près de là coule une rivière qui permet, selon la légende, d’augmenter sa durée de vie de 5 ans si on en boit un verre !!! Zut, je n’ai pas de verre sur moi.
Le deuxième arrêt se fait au « Mirror Lake », un lac qui a une eau tellement claire qu’elle permet de refléter le paysage qui l’entoure tel un miroir. Bon ça, c’est le principe car aujourd’hui il manque un ingrédient essentiel : le soleil !!
Nous poursuivons encore un peu de route et nous nous arrêtons à « The Chasm ». C’est une cascade qui vaut vraiment le détour : les rochers qui l’entourent ont été complètement façonnés par le débit de l’eau, ils sont parfaitement lisses et ronds et nombres d’entre eux sont percés de trous tels du gruyère. Grâce (!!) à la pluie qui tombe dans discontinuer depuis hier, le débit de la cascade est exceptionnel et très impressionnant. L’eau coule avec une force incroyable, c’est magnifique.
Juste avant de repartir, nous avons le droit à une belle surprise avec un couple de « Kéa », des perroquets de montagne, qui déambule tranquillement sur le parking comme si de rien n’était.

Après cet arrêt, le dénivelé commence à grimper. Nous traversons toujours une forêt pluviale superbe avec de la mousse partout mais autour de nous, les falaises commencent à prendre de l’ampleur. En les observant, nous commençons à comprendre ce que voulait dire la dame de l’agence : des chutes d’eau par dizaines coulent le long de ces falaises aux roches très noires. Nous regrettons cependant que la visibilité ne soit pas terrible et nous empêche d’immortaliser tout ceci.

Quelques kms plus loin et nous arrivons au « Homer Tunnel », un tunnel long de 1,2 km qui traverse la montagne. Dès la sortie, nous passons dans un nouvel univers. Des falaises très noires, très hautes et très majestueuses nous entourent. Mais le plus surprenant, ce sont ces dizaines de chutes d’eau qui tombent des sommets. La visibilité n’est malheureusement toujours pas au rendez-vous et les photos sont décevantes. Tant pis, aujourd’hui, ce sera juste pour le plaisir des yeux. Ce spectacle majestueux va durer plus d’une demi-heure.

Nous arrivons dans la ville de Milford Sound en début d’après-midi et il pleut toujours ….

A peine arrivés, nous nous installons dans le bateau qui va nous emmener pour une croisière de plus de 2 heures dans le Milford Sound. Au micro, l’animateur nous promet que grâce à « l’exceptionnelle météo, nous allons passer un moment formidable » !!

Le bateau part sous une pluie qui redouble et avec une brume qui recouvre les sommets. Nous allons peut être passer un moment formidable mais en attendant nous sommes en train de louper des paysages sublimes cachés derrière cette brume persistante. Et puis, miraculeusement, plus nous avançons, plus les nuages remontent et plus la visibilité s’améliore. Et même si le soleil est complètement absent, nous pouvons profiter de ces centaines de chutes d’eau sur des falaises tout droit sorties du monde du Mordor du Seigneur des anneaux … Le spectacle est vraiment magique.

Pendant plus de deux heures, nous allons ainsi naviguer dans des décors somptueux : falaises abruptes et chutes d’eau innombrables de toutes tailles : de la plus petite à la plus grande, en passant par la plus haute ou la plus large. Le bateau naviguera de la ville de Milford Sound jusqu’à la mer de Tasmanie. Nous ferons ensuite demi-tour pour repasser par l’entrée de Milford Sound.
Petite anecdote à ce sujet : le capitaine Cook a loupé cette entrée en arrivant en 1770 car, de loin, avec la perspective des falaises, elle est impossible à discerner.

Avec Isa, nous passons le plus clair de notre temps sur le pont à filmer, photographier, admirer, s’extasier. L’agence avait finalement raison, Milford Sound, c’est incomparable quand il pleut car sinon, nous n’aurions jamais pu voir ce spectacle si unique. A un bémol près cependant, il faut quand même que la visibilité soit au rendez-vous pour pouvoir admirer cette nature à l’état brut.

Le retour en bus, sans pause, sera nettement plus rapide puisqu’en moins d’une heure et demie, nous serons de retour au camping.

Demain, une nouvelle excursion dans un lieu encore plus majestueux nous attend. Vivement demain !!!

Un arc en ciel apparait dès le départ. Bon présage ?


Les montagnes de Milford Sound apparaissent au loin.


Le « Mirror Lake ».


La cascade »Chasm ».


Un « Kéa ».


Le début des chutes d’eau sur les falaises noires.

C’est beau mais si la brume pouvait s’en aller …


Que rajouter ?


Elles s’appellent les « 4 sœurs ».


Les habitants du coin.


Il ne fait pas beau mais on est sur un nuage.


Tous les « traits » blancs sont des chutes d’eau.


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1er mars 2014 : de Queenstown à Te Anau


Lookout près du lac Wakatipu

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5985703141823285569?authkey=CJ-kzquV4fXwcA

Nous sommes le 1er mars et ici, c’est le premier jour de l’automne. Nous quittons ce jour la belle ville de Queenstown où nous avons tous passé de très bons moments. De Wanaka à Queenstown, nous n’oublierons pas de sitôt cette partie de la région de l’Otago pour laquelle nous avons eu un énorme coup de cœur.

Ce matin, à notre réveil, il ne fait que 4 degrés … En conséquence, avant de partir, nous allons acheter un bon blouson aux enfants car nous avons peur qu’ils aient froid jusqu’à notre départ de NZ. Ce pays a la réputation de pouvoir avoir les 4 saisons dans la même journée, ça me ferait assez plaisir de ne pas la commencer en hiver !! Mais tout ceci est finalement assez normal car nous sommes quasiment tout au sud de la Nouvelle Zélande et si nous continuons encore un peu, nous arrivons en Antarctique !!

La route qui nous fait sortir de Queenstown est magnifique : d’un côté nous longeons les montagnes « Remarkables » et de l’autre, le lac « Wakatipu ». Un peu plus loin, c’est une autre chaine de montagnes que nous traversons. Et comme suite aux dernières intempéries, tous les sommets sont recouverts d’une fine couche de neige, c’est d’une beauté incroyable. Nous n’arrêtons pas de prendre des photos.
Les montagnes passées, c’est un changement radical de paysage : nous roulons sur des très longues lignes droites au milieu d’immenses plaines. Cela nous rappelle d’ailleurs étrangement la Californie.

Nous arrivons assez vite à « Te Anau » (prononcer Ti-Ana-ou) et nous nous installons dans notre nouveau camping. Dès notre arrivée, nous programmons les excursions, et même si ce n’est pas raisonnable pour notre budget un peu malmené ces derniers temps, nous en ferons deux en deux jours. La première dès demain dans la région mythique des « Milford Sounds » et la seconde dans les « Doubtful Sounds ».

L’après-midi sera ensuite consacrée à la préparation de ces excursions et aux devoirs.


La neige sur les sommets des Remarkables.


D’autres sommets enneigés.


Le lac Wakatipu.


Encore.

Les longues lignes droites.


Entrainement de chiens de berger.