Les Peltier Autour du Monde

Vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie


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23 juin 2014 : Malacca

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Malacca a longtemps été une ville très prospère grâce au commerce des épices, des encens et aussi grâce à sa position stratégique en Asie. Les sultans qui gouvernaient la ville ont, de tous temps, eu à se battre contre de multiples envahisseurs. Mais la vie de cette cité va définitivement changer au début du 16e siècle.

En 1511, Afonso de Albuquerque conquiert la ville en expulsant le Sultan Mahmud Shah. Malacca restera durant 130 ans sous domination portugaise. En 1641, elle tombe finalement sous le contrôle des Pays-Bas, puis en 1824 elle devient propriété britannique, comme tout le reste de la péninsule Malaise. Elle n’est redevenue malaise qu’au moment de l’indépendance, en 1956 (source Wikipédia).

Mais il y a un autre fait historique surprenant qui explique le passage de la ville aux anglais : vers 1790, en situation difficile en Europe suite à leur défaite face à Napoléon, les hollandais ont été amenés à « prêter » Malacca pendant quelques années aux anglais !!! Puis, lorsqu’ils ont réclamé sa restitution, les anglais ont non seulement fait trainer les choses pour avoir le temps de déplacer et développer leurs affaires à Penang et Singapour mais ils ont également détruit une grande partie de la ville, notamment ses défenses, la rendant alors sans intérêt au moment du retour des hollandais …

En milieu de matinée, nous partons à « l’assaut » de Malacca sous une chaleur étouffante, il va donc être assez compliqué de tout faire à pied, surtout avec les enfants. Nous décidons alors d’utiliser le mode de déplacement le plus typique de la ville : le « trishaw », une sorte de tricycle à pédales customisé de façon très kitsch. Généralement, il vaut mieux aimer « Hello Kitty » car la plupart des trishaw sont décorés avec ce petit personnage.
Comme il n’est possible que de monter à deux par trishaw, il nous faut en prendre deux et c’est parti pour 3 heures de balade dans une ville que nous allons adorer.

Nous partons de la place où se trouve le « Stadthuys », une magnifique bâtisse hollandaise bâtie entre 1641 et 1660 sur les ruines d’un fort portugais et qui a servi à l’époque de bureau au gouverneur hollandais d’alors.

Le premier arrêt se fait auprès d’une réplique grandeur nature du vaisseau « Flor de la mar », le navire qui a permis à Afonso de Albuquerque de conquérir Malacca. Malheureusement pour lui, pendant le voyage du retour, le bateau, chargé d’un trésor faramineux, fut pris dans un terrible orage et coula. La forme de ce bateau est assez surprenante avec sa partie inférieure qui nous semble disproportionnée.

Nous poursuivons la balade vers la « Melaka Tower », une tour autour de laquelle une sorte de nacelle vitrée monte tout en tournant et permet d’obtenir un panorama à 360 degrés sur toute la ville. Cette attraction, nous y reviendrons à la fin de la balade pour admirer la ville et ses environs.

Notre « chauffeur » nous arrête ensuite à un square où trônent un avion, des wagons qui ont un lien historique avec un ancien ministre mais sans que nous ne comprenions vraiment lequel … Il nous explique cependant l’origine du nom de la ville, c’est tout simplement le nom d’un arbre qui pousse dans les environs.

Plus intéressant, nous nous arrêtons ensuite près de l’endroit où l’indépendance a été proclamée. A cet endroit, se trouve un mémorial mais aussi les ruines d’une ancienne fortification, « A Famosa », bâties par les portugais. Les anglais avaient entrepris de complètement détruire ces fortifications avant que n’interviennent des notables conscients de son intérêt historique.

Derrière cette fortification se trouve un escalier menant à la « St Paul Church », construite à l’origine par les portugais, elle fut la première église construite non seulement en Malaisie mais aussi en Asie.

A côté de cette église, se trouve l’ancienne demeure restaurée du sultan, transformée en musée maltais. La bâtisse est superbe et décorée avec goût. Différentes scènes de vie sont mises en scène. Des mannequins habillés en costumes traditionnels et différents bijoux sont exposés dans des vitrines ce qui permet de découvrir toute la richesse de la culture maltaise.

Notre balade se poursuit ensuite dans le quartier de Chinatown où nous allons faire de nombreux arrêts. Tout d’abord dans une mosquée où Chloé et Isa vont devoir porter foulard et tunique !!! Peu après, pause dans un temple chinois juste après être passé devant un temple hindou. Dans cette rue se trouvent des lieux de cultes de multiples religions montrant la diversité des cultures qui cohabitent ici.
Ce quartier est splendide car on y trouve le plus grand nombre de maisons coloniales avec l’architecture de cette époque révolue. Les maisons n’ont généralement qu’un étage et sont magnifiquement décorées.

Nous arrivons ensuite dans une boutique qui ne paie pas de mine mais qui pourtant est une des plus visitées de la ville. Elle le fut même par le président Chirac !!! Cette boutique, la Wah Aik Shoe Maker, est une des dernières boutiques qui fabriquent les chaussures miniatures pour les chinoises aux pieds bandés. Au début du XXe siècle, on bandait les pieds des chinoises de la classe noble, ce qui les empêchait de pousser. Pratique très barbare car cela empêchait alors les femmes de se déplacer mais c’était également considéré comme un signe de beauté (ou bien d’asservissement à l’homme) … Cette boutique n’a plus véritablement de clients si ce n’est les touristes comme nous, nous ne pourrons d’ailleurs pas nous empêcher d’en acheter une paire.

Dernier arrêt de cette promenade : la villa Sentosa, une maison malaise typique du début du XXe siècle toujours parfaitement entretenue par la fille de son bâtisseur. Tout est encore dans son jus : le living, la salle à manger, la chambre nuptiale. De multiples objets d’époque permettent de faire un retour en arrière étonnant et rafraichissant.
Cette maison se trouve dans un quartier où ne sont acceptés que les malais. Après avoir effectué la visite, nous sommes invités à faire un vœu puis à faire retentir trois fois le gong, vieux de plus de 200 ans. La vieille dame qui nous reçoit est adorable et nous raconte un peu la vie de sa famille avec ses 9 frères et 2 sœurs.

Mais, le temps tourne et il est temps de retourner à la Melaka Tower pour aller voir le panorama de la ville à 80 mètres de hauteur.

Pendant que les enfants rentrent à l’hôtel pour se reposer, avec Isa, nous repartons nous promener à pied dans le quartier de Chinatown pour prendre le temps d’admirer l’architecture des maisons mais aussi visiter les magasins.

Nous avons adoré ce quartier historique de la ville de Malacca et cette visite nous a réconcilié avec le côté typique et authentique de la Malaise que nous recherchions depuis le début. Ici, l’histoire transpire à chaque coin de rue, à chaque monument et encore plus, à chaque maison.

Pour que la boucle soit bouclée, il ne nous manquera juste une croisière sur la rivière qui parcourt la ville mais nous nous y sommes pris un peu tard et tout était complet. Pas grave, la journée fut riche et belle.


Le « Stadthuys ».


Les trishaws. Kitschissime.

La réplique du bateau.


La tour Melaka. La tourelle du milieu monte et descend.


Le mémorial de l’indépendance.


A formosa.


L’église St Paul.


Le palais du sultan.


Chinatown.


Chinatown.


Allez, un petit sourire.


Chaussure taille adulte !!


La villa Sentosa.


L’intérieur de la villa Sentosa.


Vue de la Melaka Tower.


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22 juin 2014 : Malacca

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Bornéo, c’est fini. La découverte de cette jungle et de ses animaux dans leur environnement naturel restera un énorme souvenir et nous pouvons nous considérer comme vraiment chanceux d’avoir pu voir autant d’animaux dans leur environnement naturel. Mais maintenant, on peut l’avouer, nous avons bien failli ne jamais voir tout ceci …

Un peu d’histoire. Il y a bien longtemps, une grande partie de Bornéo appartenait aux Philippines et la région était gérée par des sultans. Après la colonisation, anglais et hollandais se sont « partagés » l’île. Mais il y a environ 10 ans, un sultan philippin a essayé de récupérer ce qu’il considérait comme son bien et a envahi ce qu’il revendiquait être sa terre. Il s’en est suivi une intervention de l’armée malaisienne et un massacre des insurgés qui reste encore dans les mémoires et qui a généré beaucoup de rancœur au sein de la population à forte majorité d’origine philippine. Depuis, la situation au sud-est du Sabah reste fragile. Il s’y ajoute qu’un groupe musulman extrémiste philippin, Abu Sayaf, fait régulièrement des incursions pour kidnapper des gens et obtenir des rançons.

A notre arrivée à Kuala Lumpur, en mai, nous apprenons que de nouveaux enlèvements ont eu lieu et même qu’un touriste a été tué. De plus, sur le site du ministère des affaires étrangères, il est déconseillé d’aller partout où nous avons prévu d’aller… Ne voulant évidemment prendre aucun risque, nous avons fait part de nos inquiétudes à notre agence de voyage qui nous a assuré qu’il n’y avait strictement aucun risque, que les problèmes ne se déroulaient que vers Semporna, à l’extrême est du Sabah, très proche des îles philippines où vivent ces terroristes et que nous serons toujours accompagnés d’un guide local.

Visiter la jungle de Bornéo était un « rêve » pour moi, donc malgré nos craintes, et après avoir pris plusieurs avis, nous décidons d’y aller et de rester sur nos gardes. Mais dès notre arrivée au Sabah, nous avons été immédiatement rassurés, non seulement par notre guide, qui nous a de nouveau affirmé qu’il ne se passe jamais rien dans cette partie du Sabah mais qu’en plus, la présence militaire, renforcée à cause des derniers enlèvements, est très dissuasive.

Et ils avaient tous raison !!! Pas une fois, nous n’avons senti la moindre menace ni insécurité. De plus, des touristes, il y en avait partout !! Au vu des quatre jours passés au Sabah, il aurait été vraiment dommage de manquer ce rendez-vous fantastique avec la nature. Les problèmes qui peuvent arriver sont vraiment concentrés vers l’est et non pas là où nous nous sommes promenés.

Sinon, aujourd’hui, nous retournons en Malaisie orientale et partons à la découverte de la Malaisie ancestrale avec ses comptoirs d’épices et d’encens. Nous rejoignons la ville historique de Malacca qui a connu son apogée au 15e et 16e siècle avant d’être supplantée par Penang et Singapour.

Une fois de retour à Kuala, nous récupérons avec difficulté notre voiture de location car aucun panneau n’indique où se trouvent les agences. Nous récupérons finalement une vieille Honda Accord qui affiche près de 165.000 kms au compteur !!! Les 140 kms qui séparent Kuala de Malacca se feront rapidement (1h30) car du début à la fin, nous serons sur une autoroute à 3 voies parfaitement entretenue. Seuls les 20 derniers kms seront un peu plus longs en raison des multiples feux tricolores qui durent des heures …

L’entrée de Malacca nous surprend non seulement par son modernisme mais aussi par son nombre de McDo … et ce n’est que proche de la fin que nous commençons à écarquiller les yeux en découvrant le Malacca historique. Pour la première fois depuis notre arrivée en Malaisie, nous découvrons une Malaise très typique qui nous plait énormément. Les traces du passé sont partout : dans les architectures de maison, dans les styles. Ce quartier est superbe.
Nous arrivons à notre hôtel, la Casa del Rio, qui est juste sublime. De style portugais, cette immense demeure très chic nous offre une ambiance toute particulière.

Avec Isa, nous partons ensuite à la découverte des rues environnantes et surtout de la rue la plus commerçante de la ville : la Jonkers Street. Tous les soirs de week-end, un marché se met en place tout au long de cette rue. Le tout entouré par de petites maisons coloniales parfaitement décorées.
On y trouve de tout et surtout beaucoup de n’importe quoi : au stand de jouets succèdent les stands de souvenirs ou encore les stands de nourriture qui agressent littéralement nos sinus avec des odeurs qui sont limitent pour notre estomac. Plus loin, un podium est aménagé où des personnes peuvent venir chanter sur des airs chinois en karaoké.
C’est une ambiance comme on les aime, à la fois dépaysante, festive, animée.

Retour à l’hôtel, demain, la journée sera consacrée à la découverte de la ville historique.


La « Casa del Rio », sublime.


C’est comme le « port salut » !!

Le marché de nuit.


Des « Trishaw ».


Les maisons coloniales de la rue Jonkers.


Les jolies maisons de style colonial.


Une mosquée.


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21 juin 2014 : retour à Sandakan

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Après deux jours passés dans la jungle, nous repartons aujourd’hui pour Sandakan où nous allons passer la nuit. Reverrons-nous cette jungle un jour ? Je ne pense pas, mais au moins, nous en avons profité au maximum et surtout nous avons pu voir la quasi-totalité des animaux qu’il était possible de voir.

Pour rentrer, nous avons encore deux bonnes heures de bateau à passer sur la rivière Kinabatangan et ces deux dernières heures, nous allons les savourer. Le retour se fait en deux étapes, une pause à mi-chemin étant nécessaire pour refaire le plein des moteurs.

De retour sur la terre ferme, nous faisons un détour par le « central market » de Sandakan. Une halle plus moderne a été construite tout près du port car le vieux marché a été complètement détruit pour permettre la création d’un quartier flambant neuf. Nous nous y promenons pendant une bonne demi-heure. Aux étals de fruits succèdent ceux de viande et de poissons, toujours avec cette odeur de poisson séchée à la limite du supportable. Un des stands attire notre attention avec des vendeurs qui nous interpellent en indiquant « shark, shark ». Et effectivement, avec beaucoup d’étonnement mais aussi de dégoût, des dizaines de requins gisent sur les tables. Ce ne sont quasiment que des bébés requins … Les ailerons ont bien évidemment été coupés et vendus juste pour partir garnir des soupes en Chine. Pitoyable.
Nous nous en sommes étonnés auprès de notre guide car nous pensions que le requin, désormais en voie de disparition, était protégé. Il nous affirmera qu’il ne s’agit en fait pas d’un requin mais d’un poisson qui y ressemble beaucoup. J’espère qu’il a raison car ces croyances ancestrales, pourtant contredites par la science moderne, est la cause de la disparition d’innombrables espèces en raison du braconnage que cela engendre : ailerons de requins, corne de rhinocéros, …

La visite du marché terminée, je passerai quelques minutes supplémentaires à aller photographier les environs et je serai maintes fois interpellé par des jeunes voulant se faire prendre en photo.

Nous rejoignons ensuite notre hôtel où nous passerons l’après-midi au bord de la piscine mais aussi sous les doigts un peu rudes de masseuses chinoises !! Demain retour vers Kuala Lumpur puis direction Malacca.


Poissons séchés. Pas de frigo donc c’est le seul moyen de conservation mais quelle odeur …


Ca ressemble quand même bien à des requins.


Little Hong Kong, ici ne vivent que des chinois.


Moments de détente.


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20 juin 2014 : la jungle de Bornéo, Lac Ox Bow, Gomantong Cave

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30 jours !!! Dans trente jours, nous serons de retour en France. Assez présente dans nos esprits, nous essayons de ne plus trop penser à cette échéance pour profiter au maximum des derniers jours. D’autant plus qu’aujourd’hui, nous découvrons encore un peu plus cette jungle si sauvage.

Départ encore aux aurores ce matin !!! A 6h30, avec Marc, nous sommes prêts pour notre première sortie matinale sur la rivière Kinabatangan. En revanche, nous avons eu pitié de nos enfants et les avons laissé dormir.

Le soleil est à peine levé et la chaleur n’est pas encore écrasante, ce qui est plutôt agréable. Glissant sur cette large rivière, nous allons surtout apercevoir des calaos bariolés et de nombreuses aigrettes. En revanche, très peu de singes, principalement des macaques et aucun éléphant.

Tout au long du chemin, Marc et moi nous nous faisons une nouvelle fois la remarque que le paysage qui s’offre à nous ressemble étonnement à nos bords de Marne ! Pourtant les essences d’arbres ne sont absolument pas les mêmes mais il en ressort une vraie similitude !! Est-ce l’appel de la maison ????

Au bout d’une heure d’une balade très agréable, notre bateau emprunte un bras de navigation dans lequel nous n’entendons que le chant des oiseaux. Le cadre est magnifique, les arbres sont d’une beauté incroyable et les chants envoutants. Quelques singes macaques nous narguent dans les branches.
Au bout de ce bras, nous arrivons au lac Ox Bow ou la faune et la flore se mélangent dans des couleurs grandioses. Au détour de notre promenade nous allons faire la rencontre de deux splendides Kingfishers, des martins pêcheurs. Leurs couleurs sont splendides et notre guide leur jettera quelques gâteaux afin que l’on puisse les admirer au plus près. Un spectacle magique tout en couleur !

Après deux heures d’une promenade comme on les aime, retour au lodge ou nous allons enfin pouvoir prendre notre petit déjeuner et surtout réveiller les enfants.

A peine avalé, nous partons tous les quatre avec notre guide visiter les « Gomantong Caves ». Cette curiosité naturelle se trouve à 25 minutes en voiture et est quasi-unique : il s’agit de grottes calcaires immenses qui ont la particularité d’héberger des milliers de nids d’hirondelles. Pour se rendre dans cette grotte, nous devons emprunter un petit sentier aménagé dans la jungle où nous aurons la chance incroyable d’apercevoir une maman orang outan et son petit dans leur environnement naturel. C’est un spectacle unique, rare et toujours très émouvant.

En arrivant à proximité de la grotte, nous nous protégeons avec un casque. Pourquoi ? Tout simplement pour nous protéger des fientes que nous risquons de recevoir par dizaines !!! Puis nous pénétrons dans la grotte. Horrible ! Une forte odeur d’urine et d’ammoniac nous prend au nez ! Les fientes des hirondelles recouvrent tout et un immense tas de m*****, enfin de guano, se répand dans toute la grotte !!! Pour pouvoir continuer à respirer, nous recouvrons notre nez d’un t-shirt protecteur. C’est donc avec un look de gangster que nous allons faire cette visite.
Nous marchons sur une passerelle aménagée qui permet de faire le tour de la grotte. Mais il y a de la fiente d’hirondelle absolument partout, et ce, sur plusieurs millimètres, impossible de se tenir à la rambarde alors que le chemin glisse comme dans une patinoire en raison de l’épaisseur des déjections …
Et ce n’est pas fini, après quelques minutes, nous nous rendons compte que des milliers de cafards grouillent sur les murs et sur le chemin sur lequel nous marchons ! On se croirait presque dans un film d’horreur. A un moment, nous entrapercevrons même la queue d’un varan qui semble immense et Marc aura un tête à tête avec un rat de la taille d’un castor !!
En revanche, la grotte est magnifique et des milliers d’hirondelles virevoltent de partout. Ce que nous apprenons également, c’est que des personnes sont payées pour dormir ici chaque nuit afin de protéger les nids des voleurs. Il faut savoir qu’un nid d’hirondelle représente une vraie fortune et est revendu en Chine à prix d’or. C’est la salive de l’hirondelle, extraite des nids, qui est considérée comme remède miracle. Trois fois par an, il est récolté plus de 15 tonnes de nid d’hirondelles !!
Au bout de quelques minutes, nous ressortons respirer enfin à l’air libre !!! On comprend maintenant pourquoi notre guide refusait de nous suivre dans la grotte !!!

Après cette visite aussi instructive qu’épouvantable pour les narines, nous rentrons à l’hôtel.

A 15h45 arrive l’heure de notre dernière balade en bateau. Cette fois-ci, nous allons remonter la rivière assez loin pour essayer d’observer de nouveaux animaux et notamment des serpents. A de nombreux endroits, le WWF a dressé des cordes d’une rive à l’autre de la rivière pour permettre aux singes de la traverser en toute sécurité car des crocodiles se trouvent dans les parages.
En cours de route, nous pourrons observer beaucoup de macaques, quelques nasiques, plusieurs couples de calaos mais surtout le plus gros martin-pêcheur du monde, d’une incroyable beauté avec ses couleurs bleues électriques.

Sur certaines parties du fleuve, nous pouvons également constater que des champs immenses de palmiers à huile ont remplacé la forêt primaire. Notre guide nous explique que sur la partie Malaisienne, plus aucun nouveau champ ne peut être développé et ce, dans le but de préserver la jungle. Côté Indonésie, par contre, l’expansion continue …

Après une longue quête, nous finissons par apercevoir un énorme serpent jaune et noir. Celui-ci a repéré quelques macaques et s’en rapproche lentement mais surement. Ce serpent, très venimeux, peut tuer en quelques heures en bloquant la circulation sanguine.

Sur le retour, nous pourrons de nouveau observer des nasiques. Ces singes « sauteurs » sont incroyables de souplesse et de puissance, ils passent d’arbres en arbres en faisant des sauts dignes des meilleurs athlètes. Nous attendrons patiemment que l’un d’entre eux traverse la rivière sur l’une des cordes tendues mais ils ont été plus patients que nous et ils ont surement attendus que nous soyons partis pour le faire.
Mais le clou de cette croisière, ce sont les éléphants pygmées qui vont nous l’offrir. Nous allons pouvoir rester de longues minutes à observer un groupe d’une dizaine d’individus avec notamment un adorable petit qui reproduit tout ce que fait sa maman. L’un d’entre eux aura la bonne idée de prendre son bain devant nous.

Ensuite, retour au lodge accompagné par un sublime coucher de soleil.

Sur le chemin de retour, nous réalisons une nouvelle fois la chance que nous avons de pouvoir vivre de tels moments de communion avec la nature. Pouvoir observer ces animaux si exceptionnels dans leur environnement naturel est un vrai privilège.


Un couple de calaos bariolé.


Un petit air de bord de Marne.


Un Martin Pêcheur.


Le même.


La jungle de bornéo.


L’entrée des grottes de Gomantong.


Tous les points noirs sont des nids.


Seule solution pour visiter la grotte.


Des gardiens dorment en plein milieu de la grotte, souvent réveillés par les cafards sur leur visage …


Les voilà justement !!


La jungle de Bornéo.


Les champs de palmes.


Le plus gros Martin Pêcheur du monde.


Un macaque.


Un bon gros serpent venimeux.


Des nasiques.


Le bain de l’éléphant.

 


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19 juin 2014 : Sepilok, la rivière Kinabatangan, la jungle de Bornéo

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Encore une incroyable journée nature où nous allons découvrir et observer tout ce qui fait la beauté de la jungle de Bornéo : Orang Outan, Probocsis (nasique), Calaos, Macaques, … mais aussi sa flore luxuriante.

Mais tout commence encore par un réveil matinal puisque lorsqu’il se met à sonner, il n’est que 5h45 … c’est un peu dur mais il nous faut libérer la chambre car le bateau n’attendra pas. C’est donc de bonne heure que nous retournons vers Sandakan.

Notre première activité de la journée nous permet de rejoindre le centre de réhabilitation de Sepilok, le plus grand centre d’assistance et d’adoption des Orangs Outans du Sabah. Nous espérons que ce sera un peu mieux que Semmengoh où nous n’avions à peine pu voir qu’un seul Orang Outan.

A Sepilok, la distribution de nourriture se déroule à 10h, nous avons donc le temps d’aller voir une vidéo qui explique un peu de la vie de ces primates qui sont à 96,4% génétiquement identiques à nous. On nous briefe de nouveau sur le comportement à avoir. Principalement, il suffit de se tenir un peu en retrait si on ne veut pas finir comme ce touriste français qui, il y a de nombreuses années, est revenu de sa balade … tout nu !!! Au début, les rangers n’ont pas cru à son histoire et ils ont pensé que c’était quelqu’un qui voulait juste faire parler de lui. Mais deux jours plus tard, ils ont compris qu’il avait bien dit la vérité lorsqu’ils ont vu un Orang Outan arriver … avec le slip sur la tête !!! Dans son malheur, il a eu de la chance car à cette époque, Facebook n’existait pas !!

Après la vidéo d’information, nous partons rejoindre les estrades qui font face au promontoire où les rangers disposent de la nourriture. Et ce matin, cela commence plutôt bien car la nourriture n’est pas encore arrivée qu’il y a déjà deux orangs outans dans les arbres en train d’attendre leur repas. Nous avons alors tout loisir de les admirer.
Puis, lorsque vient l’heure de la distribution, ce ne sont pas moins de cinq autres Orangs Outans qui viennent se servir. Le spectacle est magique et ces bêtes nous émeuvent tellement leur regard est profond et semble humain.

Il y en a même un (ou une) qui va venir se promener sur les balustrades à peine à quelques mètres de nous. Il semble prendre un malin plaisir à poser et à se laisser prendre en photo. Plusieurs fois, nous croisons son incroyable regard fait de malice, de tendresse ou parfois de défi. L’animal semble se plaire à se faire admirer. Tant et si bien que cela crée un attroupement que les rangers n’apprécient pas trop car cela peut vite faire stresser ces animaux qui peuvent alors avoir des réactions imprévisibles. Et lorsque l’on sait que ces animaux sont 4 fois plus forts que nous, cela peut vite faire des dégâts. Finalement, pour y mettre fin, ils vont prendre l’animal par la main et l’emmener à l’écart de la foule.

Au bout de trois bons quart d’heure d’observation et de photos où nous avons vraiment pu approcher ces superbes bêtes au plus près, nous partons rejoindre une autre partie du parc pour découvrir cette fois-ci les plus petits ours du monde : les Sun Bear, aussi appelé Honey Bear ou encore Dog Bear en raison de leur cri qui ressemble à un aboiement. Et nous avons une nouvelle fois de la chance car nous arrivons pile poil à l’heure de la distribution de la nourriture. Nous pouvons alors observer deux d’entre eux descendre des arbres avec une dextérité incroyable tandis que 5 ou 6 autres se délectent d’une noix de coco.

La matinée se termine et il est désormais temps de partir en bateau direction la jungle de Bornéo via le delta de la rivière Kinabatangan. Cette rivière, très large et très boueuse, est la plus grande rivière du Sabah. Elle est jonchée de troncs d’arbres de toutes tailles, ce qui oblige le bateau à ralentir et zigzaguer fréquemment. Nous traversons tout d’abord une mangrove puis, rapidement, pénétrons dans la jungle de Bornéo.

Après une pause d’une heure pour déjeuner à l’Abai Jungle Resort, un superbe resort situé en bord de rivière, nous repartons pour une nouvelle heure de bateau et rejoignons notre hôtel pour les deux prochaines nuits, le Kinabatangan Lodge. Lorsque nous arrivons, nous sommes « accueillis » sous des trombes d’eau.

Heureusement, ce n’est qu’une averse et nous partons rapidement faire une croisière pour visiter les environs. Pendant une heure et demie, nous allons encore être gâtés puisque nous allons pouvoir admirer quasiment tous les animaux de cette jungle désormais protégée. Nous voyons tout d’abord les éléphants pygmées, les plus petits éléphants du monde : une troupe d’une dizaine d’individus est en train de se restaurer en bord de rivière. Nullement gênés par la présence de plusieurs bateaux remplis de touristes, ils paissent tranquillement pendant que les bateaux tournent et que les touristes les mitraillent de photos.

Nous nous arrêterons de nombreuses fois pour admirer deux tribus différentes de « probocsis monkeys », les singes nasiques. De nombreux bébés sont présents et le mâle dominant d’une de ces tribus nous gratifiera d’une leçon de « choses » d’une dizaine de secondes !!! C’est sûrement un peu court, mais je me mets à sa place, difficile de prendre son temps quand on est à cinquante mètres de haut en équilibre sur une simple branche !!
Nous verrons aussi plusieurs tribus de macaques, un couple de calaos bariolé et pleins d’autres oiseaux dont je ne connais pas le nom.

La jungle de Bornéo, vieille de plus de 170 millions d’années est luxuriante mais elle nous surprend néanmoins par son aspect car elle ne ressemble pas du tout à ce à quoi nous nous attendions. Nous nous faisions certainement une mauvaise image en regardant un peu trop la télé !!! Nous l’imaginions comme une « rainforest », càd avec plein de caoutchoucs, des plantes grimpantes, … surement comme la forêt d’Amazonie alors qu’il s’agit d’une forêt primaire. D’aspect, elle ressemblerait presque à nos forêts. Parfois, on pourrait jurer que nous sommes sur nos bords de Marne !! Mais rapidement, la faune nous rappelle où nous sommes.

Une fois de plus, nous réalisons la chance que nous avons de pouvoir découvrir cette jungle de Bornéo et d’observer ces animaux sauvages dans leur environnement naturel.


A table !!


De la tendresse dans le regard.


Regard profond.


Quel regard !!


Les « sun bears ».


Un village au bord de la rivière Kinabatangan.


La jungle de Bornéo.


Keskecédonc ? C’est la salle de bain / wc des habitants de la rivière !!


Un nasique.


Un autre avec son bébé.


Ce mâle nous gratifiera d’une scène classée X de 10 secondes !!


La jungle de Bornéo, un petit air de bords de Marne …


Séquence séchage de plumes.


Un calaos bariolé.


La rivière et la jungle.

Les éléphants pygmées.


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18 juin 2014 : Sandakan, Turtle Island


Le village sur l’eau – Sandakan

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Encore une belle journée qui restera gravée longtemps dans nos mémoires car aujourd’hui nous avons pu assister à un des plus beaux spectacles que la nature puisse offrir : la ponte des œufs d’une tortue marine.

Départ très matinal (5h30) pour prendre l’avion qui doit nous mener jusqu’à la ville de Sandakan, située au nord du Sabah. Accueillis par George, notre guide pour les trois prochains jours, nous commençons la journée par une promenade libre dans la ville. Sandakan, peuplée à 75% par des chinois, ne cesse de se développer. A tel point qu’un nouveau centre-ville est en cours de construction. La ville est à l’image de l’idée que nous nous faisons maintenant de la Malaisie : beaucoup d’échoppes, principalement du textile, des restaurants et des vendeurs de téléphone, mais pas vraiment de style caractéristique. Nous nous promenons tout d’abord sur le port, et regrettons une fois de plus les déchets flottants dont personne ne semble se soucier, puis dans un mall.

Au bout d’une heure, nous rejoignons notre guide et prenons la direction de la « Sim sim jetty », un embarcadère où nous prendrons un bateau pour l’île de Selingan, alias Turtle Island. L’embarcadère est situé dans un endroit assez étonnant : il se trouve en plein cœur d’un immense village sur pilotis. Cette cité lacustre est presque une ville en soi : plus de 4.000 habitants y vivent et on y trouve de tout : restaurants, commerces, écoles, … Des maisons assez luxueuses côtoient d’autres ressemblant à celles de nos bidonvilles.
Mais la contrepartie d’un tel endroit, c’est l’énorme pollution maritime que cela génère : tout ce qui est utilisé est tout simplement jeté à l’eau, idem pour les toilettes, c’est direct à la mer. A tel point qu’au cours de notre traversée, notre bateau devra faire plusieurs fois des détours pour éviter de véritables décharges flottantes …
Le continent asiatique, qui pourtant vit énormément avec la mer, ne semble pas concerné par sa protection tellement ces comportements semblent ancrés dans les mentalités. Il faudra des dizaines d’années pour que cela change … C’est vraiment dommage.

La traversée va nous prendre environ 1 heure, enfin, je crois car je me suis endormi !!!

Nous arrivons alors sur la minuscule île de Selingan : elle ne mesure que 8,1 hectares !!! C’est une des trois îles qui forment le chapelet des « Turtle Islands ». Seule celle-ci est Malaisienne et accessible aux touristes tandis que les deux autres appartiennent aux Philippines et sont interdites à quiconque. A peine à 200 mètres, nous voyons des bouées qui symbolisent la frontière entre ces deux pays. Ces trois îles sont entièrement dédiées à la protection et à la préservation des tortues vertes. Magnifique exemple de coopération entre les pays.

Rien n’étant prévu au programme avant le début de soirée, nous profitons alors de la plage surveillée : un peu de bronzette et un peu de snorkeling mais, malgré quelques coraux et quelques poissons intéressants, les fonds marins ne sont une fois de plus pas au niveau de ceux de la Polynésie Française.

Vers 19h, c’est le début de notre soirée « spéciale tortues » et cela commence avec un peu de pédagogie : on nous explique la vie des tortues avant de nous passer un film sur le programme de conservation en vigueur dans l’île. Et nous apprendrons plein de choses : notamment que la tortue ne s’accouple en général qu’une fois par an. Mais lorsqu’elle s’accouple, elle ne fait pas les choses à moitié : c’est avec de multiples partenaires et cela peut durer des heures. Ensuite, elle a la capacité de conserver plusieurs mois le sperme de ses partenaires pour pouvoir effectuer plusieurs pontes dans l’année, deux à trois généralement. Une fois toutes ses pontes terminées, elle se repose pendant 2 à 3 ans avant de recommencer. Grâce à une sorte de radar magnétique, les femelles reviennent pondre là même où elles sont nées.
Les tortues, de la famille des reptiles, sont des survivantes du temps des dinosaures, elles existent depuis plus de 75 millions d’années. Il est vraiment triste de penser que ces animaux, qui ont résisté à ce qui a causé l’extinction de leurs congénères sont désormais en grand danger du fait de l’activité humaine et notamment de son incivisme.
Mais des programmes comme ceux qui ont cours dans cette réserve permettent d’espérer la préservation de cette espèce. Dans la nature, seuls 10% des bébés tortues parviennent à rejoindre l’eau à leur naissance, ici le pourcentage monte entre 80 et 90%.

Et ce soir, nous allons assister à la ponte d’une de ces femelles.

Après le repas, il nous faut attendre patiemment qu’une tortue ait commencé son travail. Surtout pas avant car sinon, effrayée, elle s’en retournerait dans l’océan. Le hic, c’est que cela peut se faire très tôt comme très tard. Mais nous sommes chanceux, ce soir, ce sera assez rapide puisqu’il est à peine 20 heures lorsqu’on nous demande de venir. Sur la plage, nous découvrons alors une femelle en plein travail en train de pondre des dizaines d’œufs. Régulièrement, les rangers les récupèrent pour les compter et les placer dans un seau. La femelle, en transe, ne se rend compte de rien. Des larmes coulent de ses yeux faisant penser qu’elle pleure mais il s’agit en fait d’une glande qui sécrète un liquide de protection pour que ses yeux ne se dessèchent pas.
Après environ une heure d’efforts, une fois le travail fini, les rangers vérifient si la tortue est baguée et prennent des mesures. Grâce à ce suivi, on sait que celle de ce soir était déjà venue il y a trois ans. La femelle rebouche alors le trou qu’elle a auparavant creusé et repart à la mer.

Nous nous sentons privilégiés d’avoir pu assister à ce spectacle si extraordinaire et si émouvant. « Notre » tortue de ce soir aura pondu 103 œufs et environ 90 de ses bébés devraient être relâchés d’ici quelques semaines.

Mais ce n’est pas encore fini pour nous. Pour la deuxième partie du programme, les rangers emmènent tous les œufs dans un enclos spécialement aménagé pour éviter les prédateurs (varangs notamment). Tous les œufs sont alors replacés dans un trou creusé exactement comme celui de la femelle, càd à environ 75 cm de profondeur. Puis le nouveau « nid » est protégé et étiqueté. Dans 2 mois, les bébés tortues vont sortir de leurs œufs. Cela prendra près d’une semaine au premier sorti pour remonter à la surface. Si tout va bien, entre 80 et 90% de cette ponte sera relâchée dans la mer.

Et c’est le moment du 3e et dernier atelier : la relâche de bébés tortues. Dans un panier, nous pouvons observer 76 bébés tortues d’une même ponte qui sont prêts à être libérés. Quelques minutes plus tard, le panier est retourné et tous les bébés se précipitent en direction de l’océan. Ils resteront quelques heures à tourner autour de l’île pour s’imprégner de sa position puis ils partiront faire leur vie en solitaire. Combien survivront ? Impossible à savoir. Il y a très peu de données sur le sujet. Entre le jour de la relâche et le jour du retour des femelles pour la ponte, il s’écoule entre 30 et 50 ans, et sur cette période, les scientifiques ne savent presque rien …

Il est temps d’aller se coucher, demain le réveil est encore très matinal.


Immeubles de Sandakan.


Centre-ville de Sandakan.


Selingan Island.


Plage de rêve …


La nurserie de tortues. Chaque « vert »représente la ponte d’une tortue. A l’ombre, ce seront surtout des mâles, au soleil, des femelles.


La tortue pond ses œufs sans discontinuer.

L’heureuse maman de 103 œufs.


Les œufs récupérés sont placés dans la nurserie à l’abri des prédateurs.


Dans deux mois, les bébés seront relâchés.


Pour ceux-là, c’est bientôt la liberté !!


Bon courage.


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17 juin 2014 : Kota Kinabalu

Album du jour à voir ici : https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/6027264614995096209?authkey=CP-dkMuEz-36Pg

A regret, nous quittons notre petit coin de paradis mais non sans avoir pris le temps de prendre un incroyable petit déjeuner avec un buffet où nous trouvons absolument de tout.

Les préparatifs du fastueux mariage vont bon train car tous les invités vont commencer à arriver aujourd’hui. Grâce à quelques indiscrétions, nous avons pu obtenir quelques détails supplémentaires. Finalement, le resort n’est privatisé « que » pour une semaine et non pas un mois. Mais juste pour la réservation de l’hôtel, cette petite folie va coûter la bagatelle de 6 millions de livres (7,5 millions d’euros) !! Le mariage va se dérouler le 19 et les deux tourtereaux vont arriver à dos … d’éléphants !!! Ils devraient mettre deux heures à rallier le portail d’entrée au lobby de l’hôtel, escortés par trente magnifiques chevaux.

Lorsque nous quittons l’hôtel, tous les employés sont entrainés et motivés à accueillir les invités en faisant une haie d’honneur et en applaudissant en rythme tandis que les musiciens sont sermonnés pour leur musique qui n’est pas suffisamment énergique. Des policiers habillés en « robocop » et armés jusqu’aux dents assurent le service d’ordre. Tout ceci est assez impressionnant. Sur la route, nous croisons un convoi de plusieurs voitures encadrés par des motards. Ce doit vraiment être quelqu’un d’important pour avoir un tel service d’ordre à son service.

Notre chauffeur nous propose de faire deux haltes rapides avant de nous déposer à l’hôtel. La première sans grand intérêt près de deux statues d’orangs outans avec la tête « percée » pour y placer la nôtre (…) et la seconde au sommet d’une colline dominant la ville offrant un panorama sur tout Kota Kinabalu. C’est malheureusement une ville un peu terne et bien loin du charme des villages noyés dans la jungle.

Installés à l’hôtel, avec Isa, nous partons à la découverte de la ville et nous commençons par un marché philippin qui se trouve en bord de mer. Il s’y vend de nombreux fruits, des gâteaux typiques, des poissons emballés individuellement dans des sachets en cellophane et tout un tas de produits en bois certainement « made in China » car ils se ressemblent tous.
Nous poursuivons dans les rues environnantes où des tas d’échoppes proposent des tenues traditionnelles. Mais comme depuis notre arrivée en Malaisie, nos impressions sont mitigées : nous n’arrivons pas à trouver ce qui fait la caractéristique et l’identité de ce pays qui semble à cheval entre modernisme et traditions. C’est beaucoup plus développé que l’Indonésie ou les Philippines mais encore loin du modernisme de Singapour, rien n’est vraiment propre mais rien n’est vraiment sale, les magasins modernes côtoient les traditionnels.
Tout comme à Kuala Lumpur, les malls poussent comme des champignons. Nous en visiterons trois qui se tiennent en moins de 100 mètres.

De retour à l’hôtel, nous profitons de la piscine sur le toit avant de partir pour un bon massage traditionnel. La journée se termine avec le plus incroyable buffet que nous ayons vu.

Au rayon fait divers, un drame « terrible » a été évité de justesse : « Doudou vieux », le doudou auquel Yann tient par-dessus tout a disparu. Bien que circonspects, nous pensons l’avoir oublié à l’hôtel précédent. Branle-bas de combat à 10 heures du soir et je m’apprête à prendre un taxi pour y retourner mais il faut les prévenir car avec le mariage, toute entrée doit être plus que compliquée … mais juste avant de joindre l’hôtel, Isa le retrouve dans un placard accroché au tapis de prière qu’elle avait rangé un peu auparavant. Ouf, la catastrophe est évitée …

Demain, départ très matinal, nous partons pour 3 jours à la découverte de la beauté et de toute la richesse de la faune et la flore de Bornéo.


Les « robocop » sont là.


No comment.


Kota Kinabalu vue de haut.


Le marché philippin.


Idem.


Les poissons sous cellophane.


La piscine du Méridien.