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7 septembre 2013 : le sud de Big Island

7 Commentaires


Plage de Papakolea – Big Island

Album du jour à voir ici :
https://plus.google.com/photos/102219318331179331070/albums/5921147607889442193?authkey=CKX6_YmogbC4RA

Après deux/trois jours de « coups de mou » surement causés par un petit virus qui nous mettait « à plat », nous reprenons nos balades. Aujourd’hui nous partons découvrir le sud de l’île de Big Island.

Notre premier arrêt se fera au « Kealakekua Bay State Historical Park » pour deux raisons. Tout d’abord, pour y apercevoir, au loin, un monument érigé en la mémoire du capitaine Cook car c’est à cet endroit qu’il a été tué en 1779 par les Hawaiiens (après tout le mal qu’il aura causé aux français celui-là !!).
Mais c’est aussi à cet endroit qu’il y eu la première messe catholique de l’archipel (bon, franchement, on ne s’est pas arrêté là pour çà mais comme on y était …).

Quelques infos sur celui qui aura baptisé à l’origine Hawaii « les îles Sandwich » :
James Cook était un navigateur, explorateur et cartographe britannique, né en 1728 et mort le 14 février 1779. Il intégra en 1755 la marine royale britannique au cours de la guerre de Sept Ans. Pendant le siège de Québec, il se consacra à la cartographie de l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, ce qui permit au Général James Wolfe de mener son attaque décisive sur les plaines d’Abraham. Le jeune James Cook attira ainsi l’attention à un instant crucial de sa carrière personnelle. Il fut alors nommé commandant du HMB Endeavour pour la première de ses trois expéditions dans le Pacifique, en 1766. Il s’ensuivra deux autres expéditions établissant les premières cartes précises de nombreuses îles et côtes.
Son héritage colossal peut être attribué à son grand sens marin, des aptitudes poussées pour la cartographie, son courage pour explorer des zones dangereuses afin de vérifier l’exactitude des faits rapportés par d’autres, sa capacité à mener les hommes et à se préoccuper de leur condition sanitaire dans les conditions les plus rudes, ainsi qu’à ses ambitions, cherchant constamment à dépasser les instructions reçues de l’Amirauté.
Cook est mort à Hawaii en 1779 durant une bataille contre des Hawaïens, alors qu’il commandait sa troisième expédition. Après huit semaines passées à explorer l’archipel, Cook et son équipage atterrirent à la baie de Kealakekua sur l’actuelle Grande Île où il séjourna un mois. Son arrivée dut coïncider avec la saison de Makahiki et aux grandes fêtes consacrées au dieu de la paix Lono. La venue de ses vaisseaux et leur parcours dans la baie ont causé leur déification, Cook en tant que chef fut assimilé à Lono. Durant un mois l’équipage reçut un très bon accueil. Peu après leur départ de l’île, une avarie du mât de misaine les contraint à rebrousser chemin pour réparer. Ils décident de retourner sur la Grande île d’Hawaï en raison du bon accueil qu’ils avaient reçu. Au cours de cette seconde escale, des tensions se firent sentir entre les indigènes et les Britanniques et plusieurs bagarres éclatèrent. En effet, la saison de Lono s’était terminée et c’était alors la saison de Ku, dieu de la guerre. Le retour de Cook, considéré comme la personnification de Lono, fut probablement assimilé à un trouble de l’équilibre du monde. Le 14 février, des Hawaïens volèrent une chaloupe. Les vols étant courants lors des escales, Cook avait pour habitude de retenir quelques otages jusqu’à ce que les biens volés soient restitués. Cette fois, il prévoyait de prendre en otage le chef de Hawaï, Kalaniopu’u. Une altercation éclata cependant avec les habitants qui les attaquèrent à l’aide de pierres et de lances. Les Britanniques tirèrent quelques coups de feu mais durent se replier vers la plage. Cook fut atteint à la tête et s’écroula. Les Hawaïens le battirent à mort, puis enlevèrent son corps.
Cook jouissait malgré tout de l’estime des habitants de Hawaï et les chefs conservèrent son corps (des hypothèses controversées font état d’une possible consommation humaine ; cannibalisme). L’équipage put cependant récupérer quelques restes pour les inhumer en mer avec les honneurs militaires. (source Wikipedia).

Nous repartons ensuite à la recherche de notre objectif principal du jour : la plage de Papakolea qui est une plage comme il n’en existe que deux au monde (l’autre est située sur l’île de Guam), c’est une plage de sable …. vert !!!

Après environ deux heures de route, nous approchons du but mais cette plage il faut la mériter car une fois le bout de la route atteint, il reste environ 3 miles de pistes rocailleuses, poussiéreuses et défoncées à parcourir. Au départ de cette piste, trois solutions s’offrent à nous : soit y aller avec notre voiture de location mais c’est prendre un gros risque vu l’état de la route, soit y aller à pied, donc environ 1h à 1h30 de trek sous une forte chaleur, ou soit se faire conduire par un local du coin moyennant finances.
Comme il fait très chaud et que je ne veux pas de problème avec la société de location, on opte évidemment pour la troisième solution. Et ce fut vraiment le bon choix : le trek sous cette chaleur aurait vraiment été pénible pour tout le monde (même si cette fois, nous avions les réserves en eau !!). Le chemin est encore plus défoncé que ce qu’on nous avait décrit : des trous, des bosses, des cailloux énormes et surtout beaucoup de poussières. Notre chauffeur connait évidemment la route comme sa poche, il évite tous les pièges mais ne peut empêcher la poussière de s’incruster partout dans la voiture et sur nous. Après 15/20 minutes de conduite (…) off-road, nous arrivons en haut de la plage et là, c’est sublime.

Déjà, on se rend compte que la plage est un ancien cratère volcanique dont la partie côté mer s’est écroulée permettant ainsi la création d’une anse. Après une descente un peu chaotique, nous admirons ce sable quasi-unique : assez fin, il est d’une couleur plutôt vert foncé et est parsemé d’une multitude de paillettes brillantes. C’est très surprenant et vraiment très très beau (malheureusement, les photos ne rendent pas grand-chose par rapport à la réalité). Cette couleur verte est causée par des cristaux d’olivine (c’est un minéral) issus de l’ancienne activité volcanique du lieu.

La plage est aussi très belle : nous sommes entourés d’une falaise usée par le temps et les éléments. La mer, elle, est plutôt remuante mais pas dangereuse. Nous en profitons pendant deux heures et les enfants « s’éclatent » dans des rouleaux parfois impressionnants.

Le retour cahoteux et, encore une fois, très poussiéreux vers notre voiture se fera de nouveau avec notre chauffeur local qui est un vrai personnage (voir vidéo). On se dit qu’il est quand même surprenant que rien ne soit fait pour préserver un tel bijou. Notre chauffeur local nous dira que l’état laisse seulement l’endroit non développé pour éviter un tourisme de masse.

Avant de rentrer, nous faisons une dernière halte à « South Point » qui est le point le plus au sud de tous les Etats-Unis. Ce doit être un bon endroit pour pêcher car malgré son éloignement, de nombreux pêcheurs parfaitement équipés y ont posé leurs lignes.

Le monument à la mémoire du Capitaine Cook.

Une stèle représentant la première messe catholique sur l’île.

Nous traversons de nouveau des champs d’anciennes coulées de lave.

Ces champs s’étendent parfois à perte de vue.

Mais aussi, nous traversons des terrains complètement désertiques.

Et voici, la fameuse plage de sable vert.

Isabelle encore un peu « patraque ».

Le poteau, qui doit certainement indiquer quelque chose aux marins, symbolise aussi le point le plus au sud des Etats-Unis.


On y était !!

7 réflexions sur “7 septembre 2013 : le sud de Big Island

  1. De retour de vacances je rattrape mon retard de lecture…! Je suis impressionnée par la plage de sable vert, j’ignorais que cela existait…

  2. Quel drôle de sable… Hawaï aurait un lien avec les martiens ;-))

  3. c’est vrai que l’on ne voit pas que le sable est vert. j’espère que personne n’abîmera votre nom que vous avez fait avec des pierres !!!

  4. toujours aussi merveilleux les vues
    bon anniversaire en retard a YANN il ne pourra oublier ses 10 ans
    pouvez vous me ramener un caillou en souvenir
    je blaque
    bisous

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